Archive de la catégory ‘ACTUALITE’

C’est la rentrée!

J’organisais ce vendredi à l’intention de la presse de l’Audomarois ma rencontre d’avant- rentrée parlementaire.

Comme depuis plusieurs années déjà, celle–ci a pris la forme d’un échange sur les grands dossiers politiques nationaux du moment et d’une visite de terrain mettant en lumière les actions les plus innovantes des élus locaux et l’implication  au quotidien des acteurs et animateurs de ces thématiques.

Cette année, j’avais choisi de présenter ma position sur la réforme des retraites et de mettre l’accent  sur la politique en direction de la petite enfance mise en place  dans le territoire, ainsi que les actions en matière de protection de la nature et d’économie d’énergie dans les logements.

J’ai donc, dans un premier temps,  donné mon sentiment sur le dossier des retraites,  en indiquant que le projet gouvernemental me paraissait à la fois déséquilibré, injuste et inefficace en apportant les arguments à l’appui et développé les propositions alternatives du PS, notamment dans le domaine du financement sur le long terme et sur la prise en compte réelle de la notion primordiale de pénibilité.

Puis, nous nous sommes rendus à Saint-Martin-au-Laert pour découvrir les services offerts pour la prise en charge diversifiée de la petite enfance et l’extension prochaine de l’ensemble des prestations à l’échelle de l’agglomération, ce qui témoigne du progrès sensible de l’esprit communautaire chez les élus de l’audomarois et de la volonté de réduire la fracture entre les communes rurales et le monde plus urbain.

Le périple se poursuivit par la rencontre avec des locataires des logements HQE (haute qualité environnementale) à Arques.

Découverte très instructive et témoignage édifiant des locataires ravis qui ont constaté une diminution de plus de la moitié de leur facture d’énergie…

Ce qui prend tout son sens en cette période d’envolée des tarifs de gaz et d’électricité et de précarisation accrue des locataires modestes et des familles.

 J’ai insisté sur l’urgence que revêt la prise en compte par le Gouvernement de la nécessité de rénové en isolant thermiquement les 5 millions de logements locatifs qui sont  des gouffres énergivores, ce qui présente le triple avantage de faire baisser les factures des locataires, de donner du travail non délocalisable à des milliers de PME-PMI, et de lutter efficacement contre les rejets de CO2 dans l’atmosphère…

Nous avons continué par un détour sur les landes océaniques de Blendecques, précieux biotope mis en valeur, préservé et ouvert raisonnablement au public par Eden 62, instrument du Conseil Général pour sa politique environnementale.

Une preuve par l’exemple que le patrimoine naturel de notre région peut être respecté, intelligemment géré tout en constituant un attrait touristique et ludique non négligeable.

La tournée se termina par la visite de l’opération petite enfance du secteur d’Aire sur la Lys à la crèche et garderie d’Ecques ainsi qu’au Relais Assistantes Maternelles d’Aire et des ses nouvelles structures sportives de haut niveau.

 Au total, une demi-journée de rentrée instructive et féconde qui s’est prolongée par un débat sur plusieurs sujets nationaux et locaux d’actualité dans une atmosphère détendue et cordiale.

Bref, l’heure de la rentrée a bien sonné dans la huitième circonscription!

Entre morgue et superbe, et de Seine à Potomac

Décidément, il n’y a meilleur serviteur pour son maître qu’un renégat converti de fraîche date!

J’en veux pour preuve l’outrecuidance inconsciemment provocante avec laquelle notre inénarrable ministre de l’immigration a déclaré hier depuis Washington que la politique du Président Obama en matière d’entrée d’étrangers aux Etats Unis « provoquerait un tollé en France »â€¦

Il veut ainsi suggérer que la position qu’il illustre et défend avec un zèle jamais démenti depuis son entrée au gouvernement est un modèle de modération et de respect des droits de l’Homme et que les mauvais coucheurs hexagonaux seraient bien inspirés de se livrer à des comparaisons qui les inciteraient à davantage de retenue vis-à-vis de la politique sarkozienne.

Il faut une certaine dose d’inconscience, de satisfaction de soi, ou bien encore de cynisme pour s’aventurer à de telles déclarations!

Il est tellement facile d’imputer à un prétendu masochisme franco-français la responsabilité du traitement et des stigmatisations justifiées que nous inflige la presse internationale pour les décisions indignes prises par nos gouvernants à l’égard des étrangers!

Au pays qui était naguère encore regardé par bien des opprimés comme une terre d’asile, il restera du sinistre passage de Judas au gouvernement de la France une indélébile tache d’infamie inspirée par de misérables calculs politiciens.

Fonds de commerce…

Je suis prêt à prendre le pari : aussi longtemps que l’actuel locataire de l’Elysée restera en place, l’insécurité ne reculera pas dans notre pays.

Ce n’est pas souvent relevé par les observateurs politiques ni par les politiques eux-mêmes, mais la contradiction entre la diminution constante, au moins depuis 2007, des moyens affectés à la police et les déclarations guerrières de nos gouvernants contre les délinquants n’est qu’apparente…

Car qui n’a pas encore compris que la victoire présidentielle de N. Sarkozy est principalement due à son discours sécuritaire et que, compte–tenu  de ses échecs cuisants en tous domaines,  il ne peut espérer arracher un second mandat qu’en jouant sur les mêmes ressorts, se trompe lourdement en prenant les dernières déclarations fracassantes en la matière pour argent comptant.

Nous assisterons donc jusqu’en 2012, et peut être plus longtemps encore, à ce numéro de grand écart dicté par l’obsession maladive d’être réélu de président de la République et de la totale amoralité politique de celui-ci qui lui fait subordonner tous les moyens, fussent-ils les plus dangereux pour la démocratie, à la seule fin qu’il poursuit.

 Voilà pourquoi d’autres suppressions de  postes de gardien de la paix viendront s’ajouter aux 12 000 déjà détruits et également pourquoi les quartiers difficiles continueront d’être livrées aux trafiquants de tous poils et les services publics dépouillés des banlieues et autres zones de non droit…

 Ainsi, après chaque nouveau crime, de préférence perpétré par un Français d’origine étrangère, notre Général en chef pourra déclarer une énième  guerre à la violence et à l’insécurité, décider d’une nouvelle loi aussi inapplicable qu’inefficace et braconner ainsi dans l’électorat providentiel du Front National.

 En espérant toucher au bout du compte les dividendes bien calculés  de son petit fonds de commerce.

 Mais peut-être que j’ai l’esprit mal tourné, ai tout de Cassandre, et que je me fais bien à tort du souci pour notre cohésion nationale et l’avenir de notre République…

La religion de l’injustice

Comme tout ce qui se décide en France depuis 3 ans,  et qui semble relever d’un dogme intangible, la réforme des retraites sur laquelle s’arc-boute le pouvoir,  apparaît à tout observateur de bonne foi comme un nouveau monument d’injustice et d’inefficacité.

Ils ont beau pilonner l’opinion publique avec des assertions grossièrement spécieuses et  inexactes relevant plus du bourrage de crânes que de l’information, jamais ceux qui nous gouvernent ne parviendront à persuader nos compatriotes que leur volonté réformatrice est guidée par cet esprit d’équité qu’impose tout remaniement de notre pacte social républicain.

Car qui croira que cette réforme, pourtant hautement nécessaire, répartit harmonieusement la charge et les efforts quand son coût financier repose à 85 % sur les travailleurs et le reste sur les entreprises et le capital ?

Qui acceptera de bon gré, dans les classes moyennes pressurées à l’extrême, de se contraindre un peu plus dans sa vie de tous les jours quand il constatera que le bouclier fiscal est maintenu contre vents et marées et que notre système d’imposition reste l’un des plus iniques au monde ?

D’autant qu’à l’injustice du mode de financement, par ailleurs très insuffisant pour résoudre le problème à long terme, s’ajoutent des mesures qui tournent délibérément le dos à la plus élémentaire logique.

Comment expliquer autrement que par le souci permanent d’épargner les riches,  dans ce climat de complicité et de connivence des puissants qui ronge notre démocratie, dans cette décision de repousser de 65 à 67 ans la possibilité de prendre sa retraite à taux plein ? Ce qui aura pour principal effet de pénaliser d’abord les femmes qui ont  eu  très souvent  une carrière hachée et de nombreuses périodes d’inactivité contrainte ?

Comment ne pas voir un égoïsme insensé dans la volonté réaffirmée par le Gouvernement de ne traiter la pénibilité de certains métiers qu’au cas par cas,  et sous le seul aspect médical,  alors qu’il est largement prouvé qu’un ouvrier a en moyenne 7 ans de moins d’espérance de vie qu’un cadre?

En réalité, ce pouvoir veut passer cette réforme en force et à la hussarde, pour en faire un élément emblématique d’un quinquennat qui se révèlera désastreux à tous points de vue, tout en consolidant scandaleusement les privilèges les plus criants d’une caste pour laquelle, plus que jamais, l’argent est roi !

Il faut une réforme des retraites pour sauver le régime par répartition !

Mais il faut avoir le courage de faire contribuer chacun selon ses vraies capacités financières,  et tout autant les revenus du capital, les stocks options et autre bonus,  que ceux du travail.

Il faut aussi faire en sorte que la pérennité du système soit assurée bien au-delà de 2018, en modulant également la durée de cotisation en fonction de  l’allongement de la durée de la vie, mais à la condition que tous ceux qui ont actuellement les annuités requises puissent partir sans délais.

L’aveuglement et l’esprit doctrinaire de ceux qui pilotent cette réforme, sans réel souci de concertation et de consensus et de justice, fera de ce qui aurait pu être un formidable moment de réconciliation nationale et de refondation du pacte républicain, une immense occasion perdue…

C’est donc cet ouvrage raté qu’il faudra impérativement remettre sur le métier dès que possible,  pour que l’importante conquête sociale des retraites  redevienne l’une des pierres fondamentales de la volonté retrouvée des Français de vivre librement et harmonieusement ensemble.

Confusion des genres

Quel gâchis! Depuis des semaines maintenant, les Français assistent, écoeurés, désabusés et sceptiques sur leurs institutions démocratiques, aux révélations désespérantes que le feuilleton de l’affaire Woerth-Bettencourt leur apporte sur l’état de leur démocratie et de leur République.

Il ne s’agit plus de savoir si l’actuel ministre du Travail et ex- ministre du budget a menti, ni si l’accusatrice, par qui le scandale est arrivé, exagère ou affabule.

Non, ce qui est bien plus important et que nombre de responsables de la majorité présidentielle essaient de masquer à tout prix sous des flots de protestations d’autant plus sonores et indignées qu’elles sont calculées, c’est la révélation criante de la tache originelle qui marquera à jamais ce pouvoir, son président et ce quinquennat: ses liaisons  dangereuses et ses relations incestueuses avec l’argent!

Décidément, ce que nous avons dit et redit depuis 3 ans se vérifie,  et pas pour notre plaisir,   les  cadeaux et les gages   sans cesse renouvelés par l’ETAT-UMP aux privilégiés de la fortune, font dériver la République  vers un de ces régimes «bananiers» dont il était de bon ton de se moquer chez nous naguère.

C’est parce que l’exemple est venu d’en haut, (souvenez-vous du Fouquet’s et du yatch Bolloré) et que le sentiment d’impunité et de pouvoir de droit divin est largement partagé dans les hautes sphères du pouvoir,  que le président et son ministre du budget ont pu sans vergogne et au mépris de toute décence et logique considérer qu’un même homme pouvait cumuler deux fonctions hautement incompatibles: ministre des comptes publics et trésorier du parti majoritaire…

C’est bien aussi pour cela qu’à la question de l’opposition sur cette consanguinité à haut risque, le principal intéressé n’a trouvé à répondre au député socialiste qui s’en alarmait que sa question était tout simplement stupide!

Tant d’aveuglement, de mépris et de suffisance, mais aussi de coupable mélange des genres,   ne peut venir que de la  confiscation  arrogante au profit d’un clan et d’un camp de ce bien qui nous est commun de puis deux cents ans : la Démocratie et la République.

Comment, dans une démocratie qui se veut avancée et adulte, un de ses serviteurs peut-il oser affirmer ne rien voir de répréhensible dans le fait que sa femme travaille pour la titulaire de la plus grande fortune de France sans que le conflit d’intérêts ne saute aux yeux de toute personne sensée?

Comment un ministre – qui plus est celui qui a affaire en permanence  dans ses fonctions avec les grands  chefs d’entreprises du pays et les ténors du Cac 40 -  peut –il les réunir régulièrement en présence du président de la République pour les convaincre de  financer campagnes électorales et Parti majoritaire et nous faire croire qu’il commandera,  au lendemain de ces soirées «caritatives» contrôles et redressements fiscaux contre ses généreux donateurs?

On peut prendre le peuple de France pour le plus crédule et naïf de la terre, mais il ya quand même des limites !

En tous cas, rien que pour ces raisons très graves pour lesquelles il n’y a pas besoin de mobiliser de procureur aux ordres ni de déclencher d’enquête préliminaire, il ya longtemps que le ministre concerné aurait dû démissionner.

C’est ce qui se produit pour bien moins que cela dans toutes les démocraties qui nous entourent et que le pouvoir UMP est  pourtant  si prompt à nous montrer en exemple quand il s’agit de leur système économique et social…

Alors qu’il se garde bien de les imiter,  dès lors qu’il s’agit de morale publique ou de justice!

S’il  n’est pas rapidement tiré toutes les leçons des effets dévastateurs dans l’opinion de cette proximité malsaine et suspecte  du pouvoir politique avec la haute finance,  il y a fort à parier que les Français se détourneront  encore  un peu plus de leurs représentants et que se fissurera davantage  notre précieux pacte républicain.

Car nos compatriotes de condition modeste, (vous savez ceux «qui travaillent dur et se lèvent tôt») en ont assez qu’on leur demande toujours plus d’efforts et de sacrifices pour faire des chèques de 30 millions aux plus grosses fortunes de l’hexagone…

Et je ne parle même pas de la presse  internationale qui nous tourne cruellement en dérision à longueur d’articles et  ne craint pas de souligner dans tous ses journaux qu’en «Sarkozie,  ce sont moins la morale et le sens du bien public qui importent que le bon vouloir du président».

A l’instar du Neue Zurcher Zeitung qui présente nos gouvernants comme les tenants d’un pouvoir qui oublie «la morale, la loyauté envers le peuple et même le simple bon sens».

A ce compte–là,  il faudra beaucoup  plus d’un G20 pour redorer l’image internationale de la France,  et plus qu’un fleuve en crue pour nettoyer les écuries sarkozy!

Question de la semaine

Etes-vous pour le rattachement de la Wallonie à la France, en cas de partition de la Belgique ?

Voici ma réponse :

« Construction artificielle récente due aux hasards de l’Histoire, la Belgique semble aujourd’hui au bord de l’implosion…

Jamais, depuis les dernières élections générales, les communautés flamandes et wallonnes n’ont paru aussi prêtes à se résoudre à une partition de leur pays à partir de l’indépendance de la riche province du nord.

Et ce qui relevait récemment  encore de la politique – fiction est  devenu  soudain  une éventualité plausible…

Dès lors, et à la condition expresse que le peuple wallon souverain le demande  clairement par voie démocratique, pourquoi ne pourrait-on envisager l’intégration progressive de la Wallonie et de Bruxelles francophones et francophiles à la Nation française?

Autonome, la Wallonie ne peut être une entité viable.

Or,  rien de ce qui a fait sa culture et son histoire ne s’oppose fondamentalement à une communauté de destin avec la France.

Enfin, existe-t-il davantage de différences entre les Wallons et nous, les Nordistes, qu’entre les Alsaciens et les Bretons ou bien encore les Provençaux?

Alors oui, le défi, surtout économique, ne serait pas facile à relever, mais il ne me paraît ni aberrant ni impossible à surmonter. »

Lacryma Christine

Volontiers pleurnicheuse sur le sort des pauvres, et donneuse de leçons de charité, Madame Christine Boutin vient d’être prise la main dans le pot de confiture.

Et si elle assure s’acquitter désormais  à titre bénévole de la «haute mission »  confiée par le président de la République, le Malin a fait son œuvre et opéré ses ravages… Malgré cela, elle conserve ses 4 collaborateurs,  ses locaux de fonction dans le XVème et sa voiture avec chauffeur…

L’austérité, soit !  Mais il ne faut  tout de même  pas sombrer dans l’ascétisme !

Bien tardivement,  Madame Boutin nous dit  avoir entendu la voix des Français les plus démunis,  scandalisés à l’annonce de ses 18 000 euros de revenus mensuels,  et renoncer de ce fait  à ses émoluments présidentiels de 9500 euros !

Mais que la passionaria du revenu minimum d’existence et de la maison à 15 euros par jour  n’a–t–elle  pas entendu plus tôt, dans le secret de sa conscience,  l’appel à plus de décence que ses  ferventes convictions  lui clamaient?

Cela nous aurait évité un écœurement national de plus, une inutile  nouvelle montée d’anti–parlementarisme  et les dégâts d’un opprobre immérité sur l’immense majorité de catholiques sincères qui vivent authentiquement leur foi dans leur vie de tous les jours.

Question de la semaine

Crise européenne, réforme des retraites, financement de la Sécurité sociale… D’aucuns affirment que les impôts vont fatalement augmenter. Soutiendriez-vous une hausse des impôts ?

Voici ma réponse :

« Certainement pas, aussi longtemps que notre système fiscal n’aura pas été profondément réformé dans le sens d’une plus grande équité.

Aujourd’hui, les taxes de toutes sortes (19 de plus depuis 2007!) frappent indistinctement tous les Français, quelles que soient  leurs ressources. Et l’impôt sur le revenu écrase proportionnellement beaucoup plus les classes modestes et moyennes que les privilégiés de la fortune. Sans parler  du scandaleux  » bouclier fiscal » cher au président de la République  qui avantage outrageusement les très riches! 

De plus, avant de ponctionner davantage l’ensemble de nos compatriotes, le Gouvernement  ferait bien de   supprimer les 500 niches fiscales  qui privent chaque  année l’Etat de  75 milliards de recettes. Il devrait revisiter ensuite l’impôt sur le revenu, afin de le rendre beaucoup plus juste et progressif qu’il n’est actuellement. De manière à ce  que  « l’impôt citoyen »  sollicite  vraiment chacun d’entre-nous en fonction de ses réelles capacités  contributives. 

Dès lors  les Français, qui sont fortement attachés au principe d’égalité,  accepteraient de bien meilleur gré de contribuer un peu plus au financement de leurs retraites et de leur sécurité sociale, fondements  majeurs de notre pacte républicain. »

Loi de regulation financière: un acte manqué!

Une fois de plus, la montagne aura accouché d’une souris!

Déjà que deux ans se sont écoulés entre  le discours de Toulon  et l’examen du projet de loi adopté en décembre dernier par le Conseil des Ministres, ce qui en disait long sur la volonté réelle de nous gouvernants de moraliser et encadrer vraiment les marchés financiers!

Mais la loi dite de régulation financière adoptée par la majorité UMP-Nouveau Centre n’empêchera nullement à l’économie de casino de reprendre de plus belle!

Elles sont bien loin les rodomontades de notre Président, grand pourfendeur en paroles des banquiers hasardeux et des traders fous !

La faiblesse du dispositif retenu par rapport à l’enjeu n’en est que plus consternante…

Taxes sur les profits des banques, séparation des activités de dépôts et d’investissement : sur tous ces sujets décisifs, le texte ne marque aucune avancée.

Pire, la taxation exceptionnelle versée sur les bonus en 2009 n’est même pas reconduite!

De plus, les amendements proposés par le PS et visant à interdire les ventes à découvert à nu sur les emprunts d’Etat et dérivés de crédit ont été tous rejetés.

Au moment où  Angela Merkel et Nicolas Sarkozy écrivent à la Commission Européenne qu’il faut prendre une mesure forte pour interdire ces agissements, on retiendra que la chancelière allemande met ses actes en accord avec ses paroles,  mais que le président de la République s’en tient à des  discours aussi tonitruants que vains.

Retraites: l’alibi

Fidèle à sa méthode dite des ballons d’essai et consistant à répandre des rumeurs savamment distillées et des fuites qui n’en sont pas, le Gouvernement lève chaque jour un peu plus le voile sur ses véritables intentions concernant sa réforme des retraites.

Ainsi, son annonce récente de faire « payer les riches »Â  va se traduire par une contribution… exceptionnelle et transitoire sur les revenus de plus de 11 000 euros par mois appelés à manifester leur «solidarité » !!!

De qui se moque-t-on ?  Alors que l’enjeu financier s’élève à plusieurs dizaines de milliards, le Gouvernement annonce un prélèvement temporaire rapportant au mieux quelques centaines de millions d’euros…

Et sur une population qui bénéficie de milliards de cadeaux fiscaux dont le fameux bouclier du même nom  n’est que la partie émergente.

La ficelle est un peu grosse: d’un côté, des millions de salariés vont devoir assumer seuls et dans la durée l’essentiel de la réforme, de l’autre, quelques milliers de hauts revenus se verront ponctuellement invités à se fendre d’ une aumône!

La vérité est que la réforme annoncée par la Droite est profondément injuste !

La conception de la réparation à pénibilité va bientôt l’illustrer de manière encore plus criante.

Ce Gouvernement applique à cette réforme,  comme à toutes celles qu’il a entreprises jusqu’ici,  la fameuse recette du pâté d’alouette : une alouette –solidarité pour un cheval-injustice…

Mais la digestion de sa mixture risque de provoquer bien des aigreurs d’estomac !