Après le 7 janvier

Ce matin Robert Badinter, l’emblématique ministre de l’abolition de la peine de mort en France, était l’invité des mercredis du groupe socialiste de l’Assemblée Nationale pour nous livrer ses réflexions après les tueries du 7 janvier à Paris.

En une démonstration tranquille et lumineuse d’une demi-heure et avant de répondre aux questions des députés, il nous a fait part de sa vision et de ses sentiments devant cette situation nouvelle.

Il a d’abord replacé cette tragédie dans la suite historique des guerres de religions qui sont les pires à ses yeux car, à la différence des guerres internationales, voire civiles, elles ne supportent pas la transaction entre belligérants car elle touchent au dogme par définition non négociable aux yeux des croyants.

Chez nous, les mêmes luttes fratricides ont déchiré le catholicisme et le protestantisme pendant des siècles sans jamais s’apaiser vraiment avant la fin du XVIIIème siècle…

Aujourd’hui, c’est le conflit ouvert entre Chiites et Sunnites, autrement dit entre l’Iran et l’Arabie Saoudite pour simplifier, et plus encore sur  fonds d’intégrisme salafiste, qui ravage le monde occidental.

C’est pourquoi Robert Badinter s’est montré assez pessimiste sur la fin de ces déchirements sanglants sous couvert de croisades religieuses, ou en tout cas sur leur atténuation volontaire dans un proche avenir.

Et de s’interroger sur les raisons qui poussent des jeunes filles françaises de confession musulmane à se précipiter avec une certaine allégresse vers la Syrie où, notamment , leur sont promis l’esclavage et la privation de toutes les libertés dont elles jouissent dans notre pays…

Cela ne peut s’expliquer que par la fanatisation savamment inoculée par des maîtres à penser fondamentalistes qui leur fait rechercher les plus grands sacrifices, et même la mort, afin de respecter les prétendus préceptes du Prophète. C’est aussi ce qui lui fait dire qu’il ne faut surtout pas tomber dans la tentation de réprimer les terroristes criminels par un châtiment du type peine de mort, sous peine de voir les candidats à cette fin rédemptrice se multiplier et au risque de transformer ces kamikazes de la foi dévoyée en autant de héros révérés comme des modèles à suivre   par les jeunes musulmans perdus… Tout cela donne la mesure de l’ampleur et de la complexité des questions à régler par notre société occidentale.

Tandis que, selon le grand sage qui nous a remplis à la fois d’admiration et de crainte par son analyse visionnaire, la seule réponse possible sur la durée est, et reste une vraie laïcité des États, c’est à dire celle qui respecte et protège envers et contre tout la liberté de conscience de chacun, assure et garantit à tous le droit de croire ou de ne pas croire, de pratiquer ou de s’abstenir de toute pratique, tout en pourchassant sans repos ni trêve l’intégrisme, le fondamentalisme et le radicalisme religieux.

Rassemblement Républicain Samedi

Après les assassinats des journalistes, des dessinateurs et des personnels de Charlie-Hebdo, des policiers et des témoins l’attaque terroriste de ce mercredi 7 janvier 2015 à Paris, nous sommes tous devenus des Charlie, bien malgré nous.

Face à cette barbarie, nous devons réagir et dire Non, Non et Non…à ceux qui veulent casser la République où chacun à le droit de penser, d’écrire et de publier ce qu’il veut.

La Ligue des droits de l’Homme, le Syndicat National des Lycéens appellent, les Elus de la République, les militants politiques de tous bords, les syndicats, leurs adhérents, les associations, leurs membres, les représentants de tous les cultes, les croyants, les athées, les jeunes, les étudiants, les anciens, les travailleurs, les privés d’emplois, en un mot, les citoyens, d’ici et d’ailleurs à participer massivement à ce rassemblement républicain.

Vous êtes invités à vous munir d’une bougie ou d’une lanterne pour faire briller la flamme de la Liberté contre obscurantisme.

Rendez-vous samedi 10 janvier à 14h30, place Foch à Saint-Omer.

Meilleurs vœux!

Qui pourrait regretter que l’année 2014 se termine?

Ce ne fut vraiment pas un bon millésime pour les petits, les fragiles, les oubliés du travail, de la chance et de la fortune.

C’est la rançon de la crise qui dure, dure, dure trop longtemps.

Même notre territoire, qui se croyait abonné au bonheur économique éternel, sait depuis 10 ans qu’il n’en est rien et que les plus grandes certitudes ne résistent pas aux bouleversements du monde.

Nos bastions industriels ont tremblé sous les coups d’une mondialisation mal maîtrisée et nous ont amenés au bord du gouffre.
Fort heureusement, le pire n’est jamais sûr et la force de la volonté et de la constance  collectives peut à tout moment faire renaître l’espoir.

C’est ce que nous avons à nouveau vérifié en cette fin décembre, en dépit des prophètes de malheur et défaitistes en tout genre.
Nous savons une fois de plus que grâce à nos atouts et notre refus obstiné du déclin, nous pouvons surmonter les obstacles et renouer avec l’espoir d’une prospérité nouvelle.

Si nous savons poursuivre dans la voie du redressement commun par  le partage et l’effort, rien ne pourra empêcher le retour rapide des jours heureux.

Plus que jamais en 2015 , cette tâche et cette obligation seront miennes.

Pour que cette nouvelle année fasse rapidement oublier celle qui s’achève, et vous apporte, ainsi qu’à vos proches et tous ceux qui vous sont chers, avec la santé et le bonheur simple, la réalisation de vos espoirs, vos souhaits et vos attentes.

A tous, une merveilleuse et sereine année 2015!

L’Espoir retrouvé

Ce matin, l’émotion était palpable chez tous ceux pour qui « la grande maison », autrement dit Arc International, est un peu un second chez soi, quelque chose qui depuis toujours fait, pour ainsi dire, partie de la famille.

Qui n’a pas vécu avec quelqu’un de proche qui a travaillé à la « Cristal » ne peut pas vraiment comprendre.

Mais aujourd’hui, après des mois de négociations sur fond de doute et d’angoisse, après un accompagnement gouvernemental intelligent de chaque instant, après aussi un suivi responsable et pugnace du dossier par les représentants syndicaux , et alors qu’hier soir très tard ont pu être finalisés les accords avec les nouveaux investisseurs et les conditions des pouvoirs publics, Emmanuel Macron, Ministre de l’économie, des finances et du numérique a tenu à venir en personne et sans tarder sur place pour répondre à l’anxiété générale. ll l’a fait avec le naturel, la simplicité et le franc parler qui le caractérisent et renouvellent pour le coup la parole publique.

Après une visite du Four L et une découverte enrichissante du process verrier, du savoir faire ouvrier et de la pépite industrielle arquoise si chère à Jacques Durand, il a rencontré les responsables syndicaux, en présence des investisseurs américains de PHP, des membres de la famille actionnaire, de la Direction actuelle et des Elus nationaux, locaux et régionaux impliqués, pour un échange de qualité, sans langue de bois ni non dits, sans triomphalisme déplacé mais également sans pessimisme hors de propos.

Il a clairement rappelé et réaffirmé la volonté de toujours de l’Etat de n’aucunement se résigner à la disparition de l’usine d’Arques et de tout faire pour sauver ce joyau industriel français tellement riche de savoir faire, de valeurs humaines et technologiques.
Il a franchement balisé le chemin à parcourir pour retrouver le chemin de la croissance et du profit durable en actant le fait que, si l’accord d’hier, qui reste à acter dans les prochains jours, signifie le sauvetage de l’entreprise, les  semaines et mois à venir seront déterminants pour consolider la convalescence et renouer avec des temps plus calmes et plus sereins.

Qu’il faudra aussi beaucoup d’efforts et de sens du collectif pour pérenniser l’outil de travail en optimisant l’expertise du personnel compétent et en s’adaptant au mieux aux conditions nouvelles réclamées par le projet industriel ambitieux et innovant porté par les investisseurs majoritaires .

Sans occulter le moins du moins le caractère douloureux du plan social, même s’il a été contenu au maximum, il a promis la plus grande vigilance de l’Etat pour que chaque salarié concerné soit accompagné, par le biais d’un plan santé régional ambitieux pour ceux qui auraient pu relever du dispositif amiante,  ou seraient trop usés et fatigués ou par celui d’une formation adaptée lui permettant de  retrouver au plus vite une activité professionnelle stable.

Il a ainsi répondu, sans en esquiver aucune, à toutes les questions précises et pertinentes des représentants des salariés, ce qui est hautement plus rassurant que tous les discours autistes ou lénifiants qu’on entend parfois, et encore plus que les rumeurs alarmistes abondamment répandues en pareil cas…

Bref, une matinée pleine d’espoir qui n’exclut ni la lucidité ni la vigilance, mais qui a apporté le message de vérité, de courage et d’espoir qu’attendaient plus de 5000 hommes et femmes pour qui Arc International restera encore  longtemps le gage d’une vie de labeur certes, mais aussi une source d’équilibre, de statut social et de stabilité pour leur famille et leurs enfants.

Célébrations du 11 novembre

Venu sur le site de la nécropole de Lorette pour inaugurer l’anneau de la mémoire, en ce jour centenaire de la Grande Guerre, François Hollande a rappelé que la paix et la liberté sont des biens fragiles et que la folie des hommes peut conduire au pire. Ce ne fut pas seulement une commémoration comme tant d’autres. Ce fut un grand moment d’émotion et de recueillement double d’un acte fort de réconciliation et de fraternité humaine.

Qui peut oublier cent ans plus tard les 18 millions de morts civils et militaires qu’entraîna cette guerre et ce million et demi de jeunes Français fauchés dans la fleur de l’âge, blé en herbe d’une Nation qui ne s’en est jamais vraiment remise ?

Engrenage infernal d’alliances étatiques biaisées et d’intérêts économiques et industriels croisés sur fond de nationalismes exacerbés, cette boucherie sans nom allait s’achever par la composition d’un mélange explosif qui ne pouvait que conduire 20 ans plus tard à un second séisme tout aussi meurtrier…

Devant tant de croix alignées et autant de promesses de vie effacées, je ne peux m’empêcher d’être pris de vertige et d’horreur à la seule idée que ces morts aient pu ne servir à rien…

Comme le suggérait déjà Victor Hugo dans la Légende des Siècles lorsqu’il écrivait en s’adressant aux  soldats tués de beaucoup de guerres: » Et tout cela pour des altesses qui, vous à peine enterrés, se feront des politesses pendant que vous pourrirez! »

Voilà pourquoi, au-delà de toute considération politique partisane, j’estime que le président de la République a bien fait de rappeler l’impérieuse nécessité du devoir de mémoire et qu’un pays qui ignore son passé se condamne à le revivre. Il a eu raison d’insister sur l’évidente possibilité du retour des doctrines qui nous ont conduits au bord de l’abîme et qui se banalisent avec le temps. Il était parfaitement dans son rôle en proclamant son espoir en la jeunesse pour peu qu’elle s’appuie sur les leçons de l’histoire pour éclairer le chemin du progrès, de la tolérance et de la solidarité.

Pour que toutes ces morts , aussi cruelles et injustes qu’elles paraissent, fassent malgré tout surgir du plus profond de leur silence un grand et vrai cri d’espérance.

Honneur à une femme de coeur!

Vendredi à Cambrin, pour son travail, ses mérites et sa profonde humanité, la République a honoré comme il se doit Odette Duriez femme de cœur et de conviction.
Tous ses amis étaient là, autour de ses enfants, de son mari et de sa famille de sang et d’idées.
C’est Frédéric Cuvillier qui lui a épinglé le ruban rouge qui ornera désormais son revers. Il a retracé tout ce qu’elle est, à  travers son remarquable parcours, son action, ses combats, son indépendance absolue et son profond amour des gens qui a été le moteur de sa vie.
Elle lui a répondu dans un discours à son image, c’est à dire pétri d’émotion, de sensibilité et surtout de sincérité qui a tiré les larmes à plus d’un…
Bref, un moment exceptionnel et dense de vérité humaine et d’amitié partagées qui heureusement nous change du bruit et de la fureur d’un certain microcosme aussi factice que désincarné!

France des villes et France des champs

Vendredi l’Audomarois, centre géographique du département et lieu emblématique du mixte ville- campagne,  recevait la visite de Sylvia Pinel et Patrick Kanner pour le premier des 10 ateliers des assises des ruralités qui vont se tenir dans toute la France d’ici fin novembre.

Ces deux membres du Gouvernement respectivement ministre de l’aménagement rural et de la ville sont d’abord venus constater la réussite d’une zone d’activités réalisée par une petite communauté de communes rurale, la Morinie, dont les investisseurs sont pleinement satisfaits et regardent l’avenir avec confiance, forts d’une croissance à deux chiffres et d’embauches continues. Ils ont ainsi pu entendre les conditions et les recettes qu’il faut suivre pour atteindre un tel objectif et ont pu mesurer à nouveau qu’il existe une France qui marche et investit, même si elle est beaucoup moins bruyante et médiatisée que celle qui revendique, se lamente et dénigre à longueur de temps…

Ce fut ensuite la visite d’un canton rural, vitrine de l’expérimentation et de l’innovation de l’espace rural et urbain : celui de Fauquembergues avec la découverte de la maison des services publics, condensé de ce qui se fait de mieux pour arrimer la campagne au train du développement et de l’égalité des territoires qui s’arrête plus volontiers jusqu’ici dans les gares des grandes villes… Un exemple éclatant de ce que volonté et intelligence gestionnaires peuvent faire dans un secteur naguère classé en zone de développement prioritaire parce qu’à la traine des autres territoires départementaux.

C’était la meilleure des introductions possibles pour l’atelier des assises de l’après-midi qui a rassemblé des centaines d’élus ruraux et de forces vives passionnés par l’animation et La Défense concertée de leur lieux de vie et d’élection. Sans verser pour autant dans l’autosatisfaction ni dans la béatitude passive, plusieurs intervenants ont exposé leurs craintes, leurs attentes et leurs priorité pour raffermir le dialogue et la complémentarité gagnant- gagnant entre la campagne et la ville, que ce soit dans le domaine du très haut débit ou bien encore celui de la mutualisation des moyens et des services publics administratifs et de santé. La taille des échelons pertinents d’intervention, de décision  et de regroupement a également été largement discutée comme étant l’un des paramètres majeurs de la pérennisation des politiques publiques et de la nécessaire optimisation des moyens humains, matériels et financiers dédiés à l’action publique collective locale et nationale.

Un message fort et argumenté, dont celui de maintenir le Pas-de-Calais et ses 722 villages dans la série des départements ruraux,  que les ministres n’ont pas manqué de noter avec soin avant de repartir pour la France des capitales et des métropoles.

Les élus Audomarois mobilisés

Ce lundi 13 octobre, 6 élus du territoire de la Communauté d’Agglomération de Saint-Omer et du Département du Pas de Calais ont été reçus à BERCY  par les membres du Cabinet d’Emmanuel MACRON, Ministre de l’Economie, de l’Industrieuse et du Numérique. Cette réunion a été l’occasion pour les élus locaux de réaffirmer leur volonté de poursuivre leur action de terrain pour le maintien de la vitalité économique du territoire ainsi que leur souhait d’un soutien actif de l’ETAT face aux difficultés que connaît actuellement l’Audomarois.

Michel LEFAIT, Député du Pas-de-Calais, Jean-Claude LEROY, Sénateur du Pas de Calais, François DECOSTER, Président de la CASO, Bertrand PETIT, 1er Vice-Président, Daniel HERBERT, Maire de WIZERNES et Caroline SAUDEMONT, Maire d’ARQUES ont été reçus afin de faire le point avec les services de l’Etat sur les engagements et avancées concernant ARJOWIGGINS et ARC INTERNATIONAL.

Au cours de cet entretien, ont été notamment réaffirmés la pertinence de la mobilisation de tous les acteurs du territoire en faveur de la recherche d’un repreneur pour l’usine ARJOWIGGINS de WIZERNES.

L’Etat a pour sa part, exprimé auprès des élus locaux sa volonté de mobiliser ses structures et notamment l’Agence Française pour les Investissements Internationaux (AFII) mais aussi l’ensemble des Directions compétentes du Ministère pour relancer le processus  de recherche d’un repreneur.

Le cabinet d’Emmanuel MACRON a assuré de la volonté du Ministre d’accompagner activement tout investisseur potentiel.

Les élus Audomarois ont également présenté les résultats de l’étude commandée par la CASO. Ils ont exprimé leur souhait de voir la recherche active d’un repreneur se poursuivre.

Bouffées d’air frais

Rapidement, quelques événements récents auxquels j’ai assisté dans la circonscription et qui m’ont apporté quelques bouffées d’air frais particulièrement bienvenues en ces temps de vent mauvais qui souffle sur la France.

Vent de découragement, de fatalisme et de doute tellement  français et tellement paralysant dans la marche vers le redressement de notre pays…

Ce fut d’abord la fête de la moisson à Houlle qui a attiré une foule dense et joyeuse heureuse à la fois de voir revivre des gestes et travaux agricoles d’antan et de constater combien le génie humain avait réussi à alléger la peine des hommes.

Qui, de bonne foi, souhaiterait retourner, plus longtemps qu’un dimanche d’été, à ces temps pas si lointains, en renonçant aux facilités de toutes sortes que nous connaissons aujourd’hui?

Puis ce fut l’exposition reproduisant la bataille de Saint-Omer de 1350 entièrement reconstituée en Play Mobil dans la salle Alfred André d’Arques. Un exploit à vous couper le souffle devant les dimensions de la maquette qui vous faisaient entrer de plain pied dans le monde de Gulliver et, tout en administrant une belle leçon d’Histoire aux milliers de visiteurs, les replongeait dans le monde insouciant de l’enfance avec sa fraîcheur et son innocence. Et pour moi, qui ai si longtemps rêvé sans succès  de recevoir un train électrique à Noël, la prise de conscience que,  quitte à avoir des envies, autant verser dans la démesure…

Enfin, dernier sujet d’espérance envers et contre tous les oiseaux de mauvais augure , le succès populaire fabuleux de la 53ème édition du festival de l’andouille d’Aire-sur-la-Lys, qui a drainé près de 12 000 amoureux des fêtes traditionnelles en plein air avec des musiques, des géants, des groupes costumés et un spectacle bon enfant où chacun côtoie l’autre avec empathie, simplicité et contentement d’être ensemble.

De quoi ne pas désespérer tout à fait de notre pacte républicain dont le ciment le plus solide puise sa permanence et sa raison d’être dans ces moments et ces rencontres populaires.

Visite sur fond d’espoir

Vendredi le Premier Ministre était à Arras. Il a voulu placer sa visite sous le signe de l’espoir pour toute une région qui souffre mais qui ne se résigne pas à baisser les bras devant l’adversité.

Au cours de sa rencontre avec les forces vives départementales et régionales,et malgré la pression palpable de la situation internationale anxiogène créée par les menaces djiadistes, il a tenu à redire sa foi dans les vertus de l’apprentissage et de la formation en alternance pour de nombreux jeunes. Au Centre de Formation des apprentis de la rue Copernic, il a touché du doigt l’excellence concrète de ces formations et la motivation remarquable de ces enseignants et jeunes qui se familiarisent avec des métiers porteurs et gratifiants.

Un vrai bol d’air frais et une raison de plus d’intensifier les efforts des pouvoirs publics en direction de ces filières trop longtemps délaissées et trop peu valorisées.

Puis ce fut une réunion de travail en présence des élus nationaux et régionaux concernés par le projet majeur de Canal Seine-Nord très attendu par tous les acteurs et décideurs publics et privés de l’arc nord est du pays. Et là encore, par l’engagement formel de l’Etat à s’impliquer financièrement dans ce chantier hors norme comparable à ce que fut le tunnel sous la Manche il y 30 ans pour toute une région, il a apporté la réponse et le gage d’espoir et de renouveau susceptibles de redynamiser vigoureusement dans la durée l’ensemble de l’économie et du marché de l’emploi régionaux.

Enfin, pour bien marquer sa conviction que quand l’horizon d’un pays s’obscurcit et que le futur manque de certitude et de lisibilité le salut vient toujours du retour vers les fondamentaux d’un peuple et donc de sa culture, au terme d’un passage signifiant sur une terre de travail et de sacrifices séculaires, il a voulu inaugurer une exposition de grande qualité. Celle des 100 chefs d’œuvre du Château de Versailles qu’accueille actuellement la palais Saint Vaast d’Arras.

Une façon d’affirmer  que le génie intemporel de l’art français reste un de nos plus forts motifs d’espérer en des jours meilleurs et que l’Etat, à l’instar de ce qu’il a fait au Louvre-Lens , ne laissera aucun de ses territoires en dehors de la République.