Pour en finir avec le démarchage téléphonique abusif

Qui n’a pas été dérangé, de préférence à l’heure des repas, par des appels téléphoniques répétés et insistants provenant le plus souvent de plate-formes situées à l’étranger visant à vous vendre une assurance, des menuiseries isolantes, de l’électroménager ou bien encore des cuisines équipées ou un véhicule automobile?

La répétition de ces appels, assimilables pour certains à du harcèlement , ou à tout le moins à une intrusion subie dans l’univers privé de tout un chacun imposait que des garde – fou puissent être prévus par la loi afin de protéger la tranquillité menacée de nombre de nos compatriotes.

Sans parler des possibles abus de faiblesse et dérives en tous genres auxquels cette pratique généralisée pouvait conduire auprès de publics âgés ou fragiles.

D’où une disposition importante de la Loi Consommation que j’ai été heureux de voter il y a quelques mois et qui prévoyait de protéger le consommateur en la matière, en lui donnant la possibilité de mettre fin à de telles pratiques.

Ce sera bientôt chose faite puisque le gouvernement vient de désigner la société qui sera chargée de gérer la liste d’opposition au démarchage téléphonique.

En pratique, comment cette possibilité offerte à tous pourra-t-elle être activée?

Dans quelque temps, et sous réserve d’une démarche simple, gratuite et accessible , tout consommateur qui ne souhaite pas être démarché téléphoniquement ne le sera plus!

Pour ce faire, dès le 1er juin prochain, date d’ouverture du nouveau service, ceux qui le voudront pourront s’inscrire gratuitement sur le registre d’opposition ouvert par la Société OPPOSETEL en communiquant leurs numéros de téléphone: soit par courrier ou soit sur le site internet dédié qui sera mis en place.

Ils recevront alors un récépissé qui leur précisera la durée d’inscription ainsi que la date à laquelle elle deviendra effective, c’est à dire dans les 30 jours de la délirante du récépissé.

À partir de là, les professionnels ayant recours au démarchage téléphonique ne pourront plus, sous peine d’amendes pouvant aller jusque 75,000 euros, appeler ou faire appeler les numéros de téléphone figurant sur cette liste.

Et ce sera à eux de s’assurer systématiquement auprès d’ OPPOSETEL que leurs fichiers clients seront bien expurgés des numéros figurant sur la liste d’opposition.

Ainsi, par une procédure simplifiée et rapidement opérationnelle, le législateur aura fait avancer concrètement les droits de tous les consommateurs au libre choix dans leurs achats , mais aussi à une tranquillité personnelle et privée renforcée.

Commission d’enquête parlementaire sur le terrorisme

J’ai été désigné par mon groupe politique avec 14 de mes collègues socialistes et autant de l’opposition pour faire partie d’une commission d’enquête parlementaire chargée d’investiguer sur les moyens mis en œuvre par l’Etat pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015.

On pourrait dire encore une enquête dont les travaux et les recommandations se perdront dans les sables de l’immobilisme et du manque de volonté politique de tirer les enseignements d’une situation alarmante et tragique.

Cela est tellement souvent le sort qui est réservé à ces commissions qui ont pourtant constitutionnellement beaucoup de pouvoir que l’on pourrait être tenté par la lassitude ou à tout le moins par un profond scepticisme.

Mais pour avoir entendu les déclarations préliminaires et pétitions de principe du président et du rapporteur de la commission, autant que celles des membres, je pense sincèrement que si tout cela est suivi d’actes concrets , on devrait rompre avec ces mauvaises habitudes et surtout en sortir quelque chose de courageux, de positif et d’inhabituel dans les annales parlementaires.

Il faut dire que, tant la nature du sujet que les précédents enregistrés en la matière, plaident pour une franche rupture avec le passé et la production objective, non politicienne et dépassionnée de propositions concrètes, utiles et surtout bénéfique à la communauté nationale.

Il a d’abord été unanimement admis qu’il fallait bannir de nos travaux ,qui doivent être pliés en 6 mois, toute audition de spécialistes de la question ou responsables hiérarchiques qui véhiculent certes un discours savant et techniquement irréprochable, mais souvent convenu, langue de bois ou politiquement correct qui stérilise trop souvent le débat, éloigne toute vraie remise en cause et empêche en définitive l’émergence des solutions recherchées.

Ce postulat posé, il a été décidé d’un commun accord de privilégier l’audition de tous les professionnels de la sécurité, des services d’ordre ou de santé,de préférence appartenant à la base ou opérationnels plutôt que hiérarques, pour recueillir leur sentiment et perception de la mise en œuvre des moyens, de leur adaptation à la situation , de la pertinence des temps de réponse, de la cohérence des ordres reçus, de la fluidité du partage d’information entre les différents services concernés…

Bref, une volonté inébranlable de traquer et trouver tout dysfonctionnement grave, tout retard ou absence de décision fussent – ils imputables à un décideur puissant et haut placé.

Sans que cela cache à aucun moment un souci inavoué de règlement de compte politique qui serait indécent et indigne en la circonstance compte tenu de l’enjeu.

C’est dans cette optique qu’il a été décidé d’entendre des victimes et familles de victimes des différents attentats, et singulièrement de ceux du 13 novembre. Mais aussi des avocats de ces victimes, des responsables leurs associations de défenses. Tous comme des témoins et acteurs involontaires de ces heures tragiques, avec leur regard irremplaçable et leur jugement avec le recul du temps.

Sans occulter la nécessité de connaître, par le témoignage ,chaque fois que possible , de repentis du djihadisme militant ou de prosélytes du dévoiement religieux meurtrier, par quels cheminements obscurs ils ont pu en arriver là…

Enfin, la visite de centres de décision ou de services de renseignement sera programmée chaque fois qu’elle sera utile à la manifestation de la vérité ou à la recherche de moyens décisifs pour assurer la victoire de notre lutte nationale et internationale contre le fanatisme pseudo religieux, le crime aveugle et le terrorisme sanglant.

En quelques mots, une mission et une responsabilité lourdes de conséquence pour notre vivre ensemble si précieux, si fragile et si menacé.

Un beau projet pour les jeunes!

J’assistais jeudi à l’un de ces moments qui donnent un coup de fouet au moral des élus que nous sommes: la signature d’une convention de partenariat intelligent et optimiste entre une grande entreprise, un bailleur social et une collectivité territoriale.

Tout est parti de la volonté des nouveaux dirigeants d’arc international de former chaque année, par l’apprentissage et en alternance sur 2 années, 150 jeunes de la région, contre 30 précédemment, afin de pourvoir au remplacement des nombreux départs en retraite attendus dans un avenir proche.

Une stratégie économique offensive qui nous ramène aux plus belles années de l’ère Jacques Durand et nous autorise à une vraie confiance sur la pérennité du site de production d’Arques et même son développement continu.

Car ce ne sont pas moins de 60 millions d’euros qui seront investis par le groupe en 2016, et autant sur les 2 années suivantes, avec une perspective d’augmenter de 50 pour cent la production à brève échéance.

Les postes qui seront pourvus sont dédiés à la production et s’adressent à des jeunes de niveau bac plus d’eux au moins,de même que 30 à 40 postes d’ingénieurs et d’encadrement seront offerts à cours de ces mêmes années.

Autant dire que l’horizon s’éclaircit en Audomarois, et que l’on se reprend à croire à nouveau à un avenir industriel prometteur pour lequel je n’ai jamais cessé de militer, y compris pendant la période où il était de bon ton, dans de nombreux milieux décisionnels , de snober ce pilier fondamental de notre économie nationale , avec les résultats que l’on sait…

Heureusement pour nous tous, cette mode désastreuse a, semble-t-il, vécu et il est grand temps de mettre les bouchées doubles pour rattraper le retard.

Mais pour donner les meilleures chances de succès à ces jeunes apprentis en formation, il a semblé indispensable de favoriser leur réussite en leur proposant un logement au plus près de l’entreprise, eux qui travailleront sans doute en poste et en équipe.

Et ceci, afin qu’ils évitent la perte de temps et réduisent leur fatigue, gage de réussite, et alors que les dirigeants de l’entreprise visent à en conserver au moins 80 pour cent d’entre eux en CDI à l’issue de leur formation.

Pour cela, Pas de Calais Habitat et le Département du Pas de Calais s’engagent à leur proposer un logement locatif confortable, fonctionnel et accessible à un prix largement compétitif puisque d’environ 200 euros mensuels toutes charges comprises.

On le voit bien, de telles conditions sont à même de favoriser au mieux l’insertion sociale et professionnelle de ces jeunes en leur permettant de se consacrer à leur formation à une situation stable et durable sans être perturbés ou inutilement préoccupés par des considérations matérielles ou pécuniaires déstabilisantes.

C’est donc une de ces actions que, seule la volonté conjointe et partagée de mutualiser et d’optimiser les moyens, alliée à une gestion intelligente d’une situation donnée, parvient à rendre possible chaque fois que l’on s’en donne les moyens.

Il faut ici saluer l’esprit citoyen des patrons d’Arc international qui ont relevé le défi industriel de notre bassin d’emploi et de vie et compris qu’être bien dans son travail et dans l’exercice quotidien de son métier est, non seulement favorable à l’épanouissement personnel des salariés, mais bénéfique à tous points de vue à la santé économique et au climat social d’une entreprise. Pour le plus grand bien de toute une population et de toute une région.

Avec, de surcroît , la renaissance d’un espoir sérieux de rebond, de progrès et de renouveau collectif que seuls les défaitistes et déclinistes de tous poils continuaient de dire et penser impossible…