Parlement des enfants

Pour sa 18ième édition, le Parlement des enfants est resté à la hauteur des enjeux qu’il sous-tend : montrer l’intérêt des jeunes pour nos institutions démocratiques et contribuer à l’apprentissage de la citoyenneté de ceux qui seront appelés à les incarner un jour.

La 8ième circonscription était, une fois de plus, dignement représentée par Charles Bournonville de l’école publique d’Helfaut qui s’est totalement investi, avec toute sa classe dans cette préparation du grand jour.

J’étais déjà allé dans la classe pour présenter le rôle du Député et les multiples facettes de la fonction devant un auditoire attentif et très réceptif.

Puis, la classe entière était venue à Paris où je lui avais réservé, ainsi qu’aux élus qui l’accompagnait, la découverte du Palais Bourbon et de ses rouages parfois compliqués pour le profane.

Et samedi, c’était la session des 577 députés juniors, avec leur passage en commission, examen des propositions de lois et ratification, par un vote en séance plénière , du texte le plus apprécié qui deviendra loi de la République.

Charles s’est distingué par une participation active en commission, ce qui est loin d’être évident, et il est rentré avec sa maman, elle aussi conquise, de cette journée inoubliable la tête pleine de souvenirs et d’anecdotes qu’il ne manquera pas de faire partager à tous ses camarades qui lui ont fait confiance.

Un pont trop loin!

Il aura fallu pas moins de 15 ans et, en 1997, la volonté des deux nouveaux députés des deux berges de la Lys pour que la ligne « dommages de guerre » du budget de l’Etat soit réactivée afin de financer la reconstruction de quelques ponts français détruits par les Allemands et restant encore à refaire.

Je tiens à rendre à cette occasion un hommage appuyé à la mémoire de Jean Delobel, député du Nord récemment disparu et qui a mené avec moi ce difficile combat sans en voir l’aboutissement victorieux…

Rien n’a été évident pendant toutes ces années, et l’issue est souvent apparue incertaine, même lorsque les crédits ont pu être arrachés à l’administration de Bercy.

Mais, grâce à notre détermination sans faille et aussi l’implication des départements et des forces vives locales, le nouveau pont de Thiennes à Aire sur la lys est enfin une heureuse réalité qui démontrera à tous les sceptiques de l’action politique que, là où il y a une volonté, il y a un chemin, et parfois aussi… un pont!


« Vous mettrez du bleu au ciel »

Celui à qui François Mitterrand avait demandé de mettre du bleu au ciel dans son action de premier Premier Ministre socialiste de la Vème République, après l’embellie apportée 45 ans plus tôt par Léon Blum à des millions de vies obscures, vient de nous quitter.

Nous ne l’entendrons plus tonner de sa voix de bronze dans les meetings enfiévrés du Parti Socialiste contre l’injustice sociale qui avait décidé de son engagement politique et qui «jetait les ouvriers au pied des machines», ni se lancer dans des tirades lyriques et passionnées venues du cœur où il esquissait des jours radieux pour la classe ouvrière.

Toute sa vie, il aura été l’artisan inlassable et modeste, à l’image de ses origines, des grandes lois d’émancipation et de progrès du premier septennat de F. Mitterrand, mais aussi l’apôtre filial de Léo Lagrange, pionnier de l’éducation populaire et de la conquête des loisirs pour tous les laissés pour compte de la révolution industrielle et des profits sans partage.

On n’en finirait pas de citer les avancées que sa vie militante et élective a permises et son attachement quasi charnel à sa bonne ville de Lille qu’il a fait entrer dans le XXIème siècle et le cercle restreint des grandes métropoles européennes.

Sa sagesse, sa bienveillance et sa chaleur humaine nous manquent déjà. C’était Pierre MAUROY!

Premier contrat de génération

Il n’y avait pas que le soleil pour réjouir les cœurs ce matin à Saint Omer.

Le sourire était aussi sur les visages de tous les participants à la signature et la présentation du premier contrat de génération du secteur audomarois.C’était à l’entreprise « Technique Auto » en plein essor et dirigée de main de maître par le dynamique M. Lecomte et son équipe.

Aussi bien M. le Sous préfet que les responsables de Pôle Emploi, chacun a salué avec moi la première concrétisation de cette mesure phare du président de la République pour faire baisser le chômage des jeunes.

Ainsi à Technique Auto un senior habitant Arques, proche de la retraite, va former un jeune d’Estrée Blanche recruté en CDI, qui mettra le pied à l’étrier et pourra rester ensuite dans l’entreprise.

Un bel exemple de solidarité intergénérationnelle qui devrait inspirer de nombreuses PME et tendre ainsi, avec l’aide de l’Etat, la main et donner leur chance à des jeunes qui ne demandent qu’à entrer dans la vie active.

Confrérie du chou-fleur

La confrérie du chou-fleur de Saint-Omer nous avait invités au lancement de la campagne d’été 2013 quelque peu en retard du fait des caprices climatiques.

Devant Monsieur le Sous Préfet et un aréopage de personnalités locales, les premières des 6 millions de têtes de ce légume si bénéfique à la santé ont été présentées savamment dis posées dans une escute, ce petit bateau traditionnel des maraîchers audomarois.

La manifestation s’est terminée par l’intronisation dans la confrérie d’un jeune restaurateur traiteur qui s’installe sur le site et cuisinera pour les visiteurs les produits et légumes frais du terroir.

Avec le tourisme qui s’affirme chaque jour davantage, et la reconnaissance par l’ UNESCO de notre marais au titre du patrimoine mondial, c’est notre région qui témoigne par l’excellence de sa volonté d’aller de l’avant.

A toute vapeur!

L’autre dimanche, les bénévoles de l’association du petit train touristique de la Vallée de l’Aa nous ont invités à effectuer un petit voyage inaugural de la locomotive à vapeur qu’ils ont patiemment rénovée à force de courage et d’innombrables heures de travail minutieux et passionné.

C’est à la fois un aboutissement et un début pour une nouvelle aventure: celle du pari de la diversification de l’offre touristique en Audomarois.

La petite sœur de la « bête humaine », archétype du machinisme triomphant aura pour mission de relier les trésors historiques et architecturaux de Saint Omer au centre de mémoire et planétarium de la Coupole, sans oublier l’ascenseur à bateaux des Fontinettes ni les biotopes précieux des landes océaniques de la vallée.

Un pari audacieux de Jean Marc Chambelland et ses amis, unanimement salué par toutes personnalités présentes qui n’ont pas hésité à comparer les centres d’intérêt de l’Audomarois à une étape aussi prestigieuse que celle du Louvre -Lens.

Un défi qui ambitionne de faire de l’économie touristique une composante à part entière de notre prospérité future, aucunement incompatible, bien au contraire, avec notre vocation industrielle séculaire à laquelle nous n’entendons nullement renoncer.


Le dilemme du traitement du chômage des jeunes

Aucun pays soucieux de sa cohésion et de son avenir ne peut se satisfaire d’un chômage des jeunes frisant les 30% dans certains quartiers…

C’est pourquoi j’ai, avec les députés de la majorité, voté avec enthousiasme et espérance la loi instituant les contrats d’avenir et de génération promis pendant les campagnes présidentielle et législative.

L’idée force de ces mesures étant de mettre le pied à l’étrier des jeunes Français qui se sentent oubliés, rejetés, laissés pour compte par une société engluée dans un chômage de masse qui augmente sans discontinuer depuis plus de 50 mois consécutifs.

Or, l’intention certes louable de réserver le plus possible ces emplois stables, vrais tremplins vers une insertion professionnelle durable, à des jeunes sans aucune formation se heurte malheureusement au roc de la réalité économique de notre pays.

Tout simplement parce que les employeurs potentiels souhaitent embaucher des jeunes déjà formés et rapidement employables et opérationnels plutôt que ceux qui sont sans formation ou en état d’échec scolaire.

Ce qui est en soi un drame, car ceux à qui ces contrats sont réservés se vivent comme les victimes d’une discrimination qui ne leur permettra pas de rompre avec la spirale de l’échec, et les autres relèvent avec amertume que le bagage qu’ils se sont constitués à force d’efforts et d’études longues se retourne contre eux comme un boomerang aussi injuste que contre productif.

Il faut donc remédier sans délais à ce blocage règlementaire absurde et assouplir les conditions d’accès à ces différents contrats en ne faisant plus du baccalauréat qui – soit dit en passant n’a rien d’un gage d’efficacité ou d’opérationnalité- une barrière infranchissable et un motif de rejet des candidatures.

« Quand le blé est sous la grêle, fou qui fait le délicat! »

Souvenons- nous que le diable est dans les détails et que le seul impératif qui compte, c’est rendre l’espoir à ces centaines de milliers de jeunes ardeurs qui n’attendent que le moyen, certains diront la chance, de donner toute la mesure de leur courage et de leur talent au service d’un métier et d’un projet de vie.

Ce n’est qu’à ce prix, qui ne tient qu’à un peu de bon sens, d’esprit pratique et de connaissance du terrain , que le Gouvernement et le Président rompront enfin avec la fatalité du chômage qui nous poursuit depuis au moins 5 ans et redonneront à ceux qui sont le printemps de la Nation, mais aussi à leurs familles, confiance et espoir en l’avenir.

En avant la République!

A quelque chose, malheur est bon !

Si le séisme qui vient de secouer notre vie politique nationale peut avoir un mérite, c’est celui de permettre en quelques semaines ou quelques mois à nos institutions à bout de souffle de retrouver une nouvelle jeunesse.

Pendant plus de 50 ans, la Vème République nous a apporté la  stabilité politique et un Président qui préside.

Mais aujourd’hui,  ses défauts doivent être corrigés  et ses pouvoirs  déséquilibrés  ne sont plus adaptés aux nécessités du siècle nouveau.

C’est ainsi que notre monarque républicain aux pouvoirs quasi sans limites  doit trouver des garde-fous dans ceux élargis d’une assemblée réhabilitée et qu’il ne pourra plus dissoudre.

De même que la Magistrature, troisième pilier du régime républicain,  doit voir sa totale indépendance du pouvoir politique  constitutionnellement  garantie contre  toute ingérence, d’où qu’elle vienne…

Nous devons enfin opter  une fois pour toutes en faveur d’un  vrai régime présidentiel qui ne peut cependant  se concevoir sans contrepouvoirs institutionnels réellement  indépendants,  mais aussi syndicaux courageusement rénovés.

Quant aux représentants du peuple que sont les députés de la Nation, mais aussi les détenteurs de grands exécutifs locaux,  il suffira  de quelques règles de bons sens inscrites dans le marbre et appliquées sans faiblesse  pour que les coupables errements  d’une infime minorité  qui sévissent néanmoins depuis trop longtemps cessent comme par enchantement.

Il faut,  par exemple,  bannir toute possibilité pour un parlementaire d’exercer quelque profession parallèle que ce soit,  tout en lui donnant les moyens de retrouver son activité d’origine, une fois son mandat électif perdu ou abandonné.

Mais il faut aussi traquer et frapper durement les  activités des  lobbies  auprès des élus de tous niveaux, et bannir définitivement de la vie publique ceux qui en retireraient profit et enrichissement personnel.

Et pour ce qui est du patrimoine  privé des élus, il est très  facile de le mesurer au moment de leur prise de fonction et à  la fin de chaque mandat,  en donnant à une institution indépendante les moyens d’investigation nécessaires  et  le pouvoir d’exiger toutes les justifications incontestables  de son évolution,  en  assortissant la moindre dérive d’une inéligibilité définitive.

Voilà ce que, sans céder à un populisme mortel pour notre Démocratie ou à un voyeurisme malsain et suspect, l’on pourrait administrer comme élixir de jouvence à notre volonté collective de vivre ensemble !

Car, qu’elle porte le numéro 5 ou le 6, l’essentiel n’est-il   pas que nous continuions de vivre le plus longtemps possible en liberté,  et dans une  République dont le ressort resterait la vertu ?

La potion amère

La décision est tombée : la porcherie industrielle d’Heuringhem se fera!

Maintenant que les dés sont jetés, et après avoir tout tenté jusqu’au dernier jour pour empêcher un  projet que j’ai toujours trouvé dangereux pour la santé publique, je veux m’exprimer sans langue de bois pour pointer toutes les responsabilités et prendre date pour l’avenir.

Si j’ai,  dès le début de cette triste affaire, exprimé à la fois mes craintes et les raisons de mon opposition qui n’avaient rien à voir avec qui que ce soit en particulier, et surtout pas les porteurs du projet, c’est que je le pensais hautement risqué pour les réserves d’eau potable de ce secteur vulnérable et fragile.

Rien d’autre que l’idée que je me fais de mes responsabilités d’élu et de représentant des populations qui me font confiance, n’a guidé mon action ni inspiré mon combat.

C’est parce  j’étais intimement convaincu, qu’en cette matière comme en beaucoup d’autres, on joue aux apprentis sorciers, que j’ai  décidé de jeter -malheureusement sans succès – toutes mes forces dans cette bataille incertaine.

Pourtant ce n’est pas faute d’avoir  sensibilisé tous les décideurs concernés à la nocivité de ce projet et aux menaces objectives qu’un élevage industriel de 5000 porcs par an ferait immanquablement courir un jour ou l’autre à nos précieux gisements aquifères, en dépit des doctes et lénifiants avis rendus sur le sujet par de technocrates infaillibles…

A commencer par le Préfet de département qui,  appelé à délivrer ou non l’autorisation, fut probablement ébranlé par mes appréhensions d’ordre sanitaire et s’était engagé à me suivre en refusant une telle exploitation  à cet endroit.

Je regrette amèrement aujourd’hui qu’il n’y ait pas eu respect de la parole donnée.

Mais je dois à la vérité de dire que j’ai simultanément fait le siège du pouvoir politique national en  lui démontrant preuves à l’appui le danger encouru tant par l’environnement, les biotopes irremplaçables et par-dessus tout  la ressource en eau qui alimente plus d’un million d’habitants.

Et si, dans un premier temps, le Ministère de l’Ecologie m’a semblé sensible et réceptif à mes arguments, je suis obligé de reconnaître que celui de l’Agriculture a fini par imposer sa loi,  empêtré et ligoté qu’il reste par sa cogestion de l’économie agricole nationale avec le syndicat dominant du secteur et qui prévaut depuis des décennies dans notre pays, quelle que soit la couleur du Gouvernement.

C’est contre cet effacement institutionnalisé de l’intérêt général devant la toute puissance d’un groupe  de pression, par ailleurs ouvertement déclaré adversaire d’une Gauche qu’il tolère faute de mieux en période d’alternance démocratique, que je m’élève et m’insurge.

Voilà pourquoi je prends aujourd’hui solennellement à témoin l’opinion publique des lourdes responsabilités prises par les auteurs de cette décision,  en les désignant à l’avance comme les comptables irrécusables d’une macro pollution de notre eau potable, voire d’un empoisonnement collectif.

Et devant l’importance de l’enjeu, j’invite et encourage fortement les institutions et personnes physiques habilitées à le faire, à introduire sans attendre un recours en bonne et due forme contre l’arrêté préfectoral devant la juridiction administrative.

Les jurisprudences constatées récemment en la matière dans plusieurs départements nous autorisent  très raisonnablement à penser qu’en finalité, justice sera  rendue à notre population et à notre territoire.

Réserve parlementaire 2013

Voici, pour 2013, la répartition des 130 000 euros annuels de réserve parlementaire entre les communes de la circonscription. Les montants alloués tiennent compte, le plus équitablement possible, de la nature et du coût global des investissements réalisés.

- BLENDECQUES : 5 000 €
Acquisition de TBI et vidéoprojecteurs pour les écoles primaires

- HELFAUT : 15 000 €
Construction nouvelle mairie

- SAINT-MARTIN-AU-LAËRT : 5 000 €
Matériel informatique du cyber centre

- ARQUES : 10 000 €
Remplacement du système de chauffage dans les écoles

- NORRENT-FONTES : 10 000 €
Travaux mairie et locaux annexes

- ISBERGUES : 10 000 €
Matériel informatique pour les écoles

- BURBURE : 10 000 €
Réhabilitation d’un bâtiment à destination de la pratique musicale

- AUCHEL : 10 000 €
Transformation du marché couvert en salle des Fêtes

- AUCHY AU BOIS : 5000 €
Requalification environnementale du terril sur la Via Francigena

- MAMETZ : 15 000 €
Construction nouvelle mairie

- ESTREE-BLANCHE : 5 000 €
Remplacement des menuiseries à l’école de la Lacquette

- THEROUANNE : 15 000 €
Construction d’une nouvelle mairie

- WIZERNES : 5 000 €
Travaux cantine scolaire

- RELY : 5 000 €
Mise en conformité salle communale

- LIGNY LES AIRE : 2 000 €
Travaux de voirie communale

- ECQUEDECQUES : 1 500 €
Mobilier pour la mairie

- LINGHEM : 1 500 €
Renouvellement mobilier scolaire