Célébrations du 11 novembre

Venu sur le site de la nécropole de Lorette pour inaugurer l’anneau de la mémoire, en ce jour centenaire de la Grande Guerre, François Hollande a rappelé que la paix et la liberté sont des biens fragiles et que la folie des hommes peut conduire au pire. Ce ne fut pas seulement une commémoration comme tant d’autres. Ce fut un grand moment d’émotion et de recueillement double d’un acte fort de réconciliation et de fraternité humaine.

Qui peut oublier cent ans plus tard les 18 millions de morts civils et militaires qu’entraîna cette guerre et ce million et demi de jeunes Français fauchés dans la fleur de l’âge, blé en herbe d’une Nation qui ne s’en est jamais vraiment remise ?

Engrenage infernal d’alliances étatiques biaisées et d’intérêts économiques et industriels croisés sur fond de nationalismes exacerbés, cette boucherie sans nom allait s’achever par la composition d’un mélange explosif qui ne pouvait que conduire 20 ans plus tard à un second séisme tout aussi meurtrier…

Devant tant de croix alignées et autant de promesses de vie effacées, je ne peux m’empêcher d’être pris de vertige et d’horreur à la seule idée que ces morts aient pu ne servir à rien…

Comme le suggérait déjà Victor Hugo dans la Légende des Siècles lorsqu’il écrivait en s’adressant aux  soldats tués de beaucoup de guerres: » Et tout cela pour des altesses qui, vous à peine enterrés, se feront des politesses pendant que vous pourrirez! »

Voilà pourquoi, au-delà de toute considération politique partisane, j’estime que le président de la République a bien fait de rappeler l’impérieuse nécessité du devoir de mémoire et qu’un pays qui ignore son passé se condamne à le revivre. Il a eu raison d’insister sur l’évidente possibilité du retour des doctrines qui nous ont conduits au bord de l’abîme et qui se banalisent avec le temps. Il était parfaitement dans son rôle en proclamant son espoir en la jeunesse pour peu qu’elle s’appuie sur les leçons de l’histoire pour éclairer le chemin du progrès, de la tolérance et de la solidarité.

Pour que toutes ces morts , aussi cruelles et injustes qu’elles paraissent, fassent malgré tout surgir du plus profond de leur silence un grand et vrai cri d’espérance.

Honneur à une femme de coeur!

Vendredi à Cambrin, pour son travail, ses mérites et sa profonde humanité, la République a honoré comme il se doit Odette Duriez femme de cœur et de conviction.
Tous ses amis étaient là, autour de ses enfants, de son mari et de sa famille de sang et d’idées.
C’est Frédéric Cuvillier qui lui a épinglé le ruban rouge qui ornera désormais son revers. Il a retracé tout ce qu’elle est, à  travers son remarquable parcours, son action, ses combats, son indépendance absolue et son profond amour des gens qui a été le moteur de sa vie.
Elle lui a répondu dans un discours à son image, c’est à dire pétri d’émotion, de sensibilité et surtout de sincérité qui a tiré les larmes à plus d’un…
Bref, un moment exceptionnel et dense de vérité humaine et d’amitié partagées qui heureusement nous change du bruit et de la fureur d’un certain microcosme aussi factice que désincarné!

France des villes et France des champs

Vendredi l’Audomarois, centre géographique du département et lieu emblématique du mixte ville- campagne,  recevait la visite de Sylvia Pinel et Patrick Kanner pour le premier des 10 ateliers des assises des ruralités qui vont se tenir dans toute la France d’ici fin novembre.

Ces deux membres du Gouvernement respectivement ministre de l’aménagement rural et de la ville sont d’abord venus constater la réussite d’une zone d’activités réalisée par une petite communauté de communes rurale, la Morinie, dont les investisseurs sont pleinement satisfaits et regardent l’avenir avec confiance, forts d’une croissance à deux chiffres et d’embauches continues. Ils ont ainsi pu entendre les conditions et les recettes qu’il faut suivre pour atteindre un tel objectif et ont pu mesurer à nouveau qu’il existe une France qui marche et investit, même si elle est beaucoup moins bruyante et médiatisée que celle qui revendique, se lamente et dénigre à longueur de temps…

Ce fut ensuite la visite d’un canton rural, vitrine de l’expérimentation et de l’innovation de l’espace rural et urbain : celui de Fauquembergues avec la découverte de la maison des services publics, condensé de ce qui se fait de mieux pour arrimer la campagne au train du développement et de l’égalité des territoires qui s’arrête plus volontiers jusqu’ici dans les gares des grandes villes… Un exemple éclatant de ce que volonté et intelligence gestionnaires peuvent faire dans un secteur naguère classé en zone de développement prioritaire parce qu’à la traine des autres territoires départementaux.

C’était la meilleure des introductions possibles pour l’atelier des assises de l’après-midi qui a rassemblé des centaines d’élus ruraux et de forces vives passionnés par l’animation et La Défense concertée de leur lieux de vie et d’élection. Sans verser pour autant dans l’autosatisfaction ni dans la béatitude passive, plusieurs intervenants ont exposé leurs craintes, leurs attentes et leurs priorité pour raffermir le dialogue et la complémentarité gagnant- gagnant entre la campagne et la ville, que ce soit dans le domaine du très haut débit ou bien encore celui de la mutualisation des moyens et des services publics administratifs et de santé. La taille des échelons pertinents d’intervention, de décision  et de regroupement a également été largement discutée comme étant l’un des paramètres majeurs de la pérennisation des politiques publiques et de la nécessaire optimisation des moyens humains, matériels et financiers dédiés à l’action publique collective locale et nationale.

Un message fort et argumenté, dont celui de maintenir le Pas-de-Calais et ses 722 villages dans la série des départements ruraux,  que les ministres n’ont pas manqué de noter avec soin avant de repartir pour la France des capitales et des métropoles.

Les élus Audomarois mobilisés

Ce lundi 13 octobre, 6 élus du territoire de la Communauté d’Agglomération de Saint-Omer et du Département du Pas de Calais ont été reçus à BERCY  par les membres du Cabinet d’Emmanuel MACRON, Ministre de l’Economie, de l’Industrieuse et du Numérique. Cette réunion a été l’occasion pour les élus locaux de réaffirmer leur volonté de poursuivre leur action de terrain pour le maintien de la vitalité économique du territoire ainsi que leur souhait d’un soutien actif de l’ETAT face aux difficultés que connaît actuellement l’Audomarois.

Michel LEFAIT, Député du Pas-de-Calais, Jean-Claude LEROY, Sénateur du Pas de Calais, François DECOSTER, Président de la CASO, Bertrand PETIT, 1er Vice-Président, Daniel HERBERT, Maire de WIZERNES et Caroline SAUDEMONT, Maire d’ARQUES ont été reçus afin de faire le point avec les services de l’Etat sur les engagements et avancées concernant ARJOWIGGINS et ARC INTERNATIONAL.

Au cours de cet entretien, ont été notamment réaffirmés la pertinence de la mobilisation de tous les acteurs du territoire en faveur de la recherche d’un repreneur pour l’usine ARJOWIGGINS de WIZERNES.

L’Etat a pour sa part, exprimé auprès des élus locaux sa volonté de mobiliser ses structures et notamment l’Agence Française pour les Investissements Internationaux (AFII) mais aussi l’ensemble des Directions compétentes du Ministère pour relancer le processus  de recherche d’un repreneur.

Le cabinet d’Emmanuel MACRON a assuré de la volonté du Ministre d’accompagner activement tout investisseur potentiel.

Les élus Audomarois ont également présenté les résultats de l’étude commandée par la CASO. Ils ont exprimé leur souhait de voir la recherche active d’un repreneur se poursuivre.

Bouffées d’air frais

Rapidement, quelques événements récents auxquels j’ai assisté dans la circonscription et qui m’ont apporté quelques bouffées d’air frais particulièrement bienvenues en ces temps de vent mauvais qui souffle sur la France.

Vent de découragement, de fatalisme et de doute tellement  français et tellement paralysant dans la marche vers le redressement de notre pays…

Ce fut d’abord la fête de la moisson à Houlle qui a attiré une foule dense et joyeuse heureuse à la fois de voir revivre des gestes et travaux agricoles d’antan et de constater combien le génie humain avait réussi à alléger la peine des hommes.

Qui, de bonne foi, souhaiterait retourner, plus longtemps qu’un dimanche d’été, à ces temps pas si lointains, en renonçant aux facilités de toutes sortes que nous connaissons aujourd’hui?

Puis ce fut l’exposition reproduisant la bataille de Saint-Omer de 1350 entièrement reconstituée en Play Mobil dans la salle Alfred André d’Arques. Un exploit à vous couper le souffle devant les dimensions de la maquette qui vous faisaient entrer de plain pied dans le monde de Gulliver et, tout en administrant une belle leçon d’Histoire aux milliers de visiteurs, les replongeait dans le monde insouciant de l’enfance avec sa fraîcheur et son innocence. Et pour moi, qui ai si longtemps rêvé sans succès  de recevoir un train électrique à Noël, la prise de conscience que,  quitte à avoir des envies, autant verser dans la démesure…

Enfin, dernier sujet d’espérance envers et contre tous les oiseaux de mauvais augure , le succès populaire fabuleux de la 53ème édition du festival de l’andouille d’Aire-sur-la-Lys, qui a drainé près de 12 000 amoureux des fêtes traditionnelles en plein air avec des musiques, des géants, des groupes costumés et un spectacle bon enfant où chacun côtoie l’autre avec empathie, simplicité et contentement d’être ensemble.

De quoi ne pas désespérer tout à fait de notre pacte républicain dont le ciment le plus solide puise sa permanence et sa raison d’être dans ces moments et ces rencontres populaires.

Visite sur fond d’espoir

Vendredi le Premier Ministre était à Arras. Il a voulu placer sa visite sous le signe de l’espoir pour toute une région qui souffre mais qui ne se résigne pas à baisser les bras devant l’adversité.

Au cours de sa rencontre avec les forces vives départementales et régionales,et malgré la pression palpable de la situation internationale anxiogène créée par les menaces djiadistes, il a tenu à redire sa foi dans les vertus de l’apprentissage et de la formation en alternance pour de nombreux jeunes. Au Centre de Formation des apprentis de la rue Copernic, il a touché du doigt l’excellence concrète de ces formations et la motivation remarquable de ces enseignants et jeunes qui se familiarisent avec des métiers porteurs et gratifiants.

Un vrai bol d’air frais et une raison de plus d’intensifier les efforts des pouvoirs publics en direction de ces filières trop longtemps délaissées et trop peu valorisées.

Puis ce fut une réunion de travail en présence des élus nationaux et régionaux concernés par le projet majeur de Canal Seine-Nord très attendu par tous les acteurs et décideurs publics et privés de l’arc nord est du pays. Et là encore, par l’engagement formel de l’Etat à s’impliquer financièrement dans ce chantier hors norme comparable à ce que fut le tunnel sous la Manche il y 30 ans pour toute une région, il a apporté la réponse et le gage d’espoir et de renouveau susceptibles de redynamiser vigoureusement dans la durée l’ensemble de l’économie et du marché de l’emploi régionaux.

Enfin, pour bien marquer sa conviction que quand l’horizon d’un pays s’obscurcit et que le futur manque de certitude et de lisibilité le salut vient toujours du retour vers les fondamentaux d’un peuple et donc de sa culture, au terme d’un passage signifiant sur une terre de travail et de sacrifices séculaires, il a voulu inaugurer une exposition de grande qualité. Celle des 100 chefs d’œuvre du Château de Versailles qu’accueille actuellement la palais Saint Vaast d’Arras.

Une façon d’affirmer  que le génie intemporel de l’art français reste un de nos plus forts motifs d’espérer en des jours meilleurs et que l’Etat, à l’instar de ce qu’il a fait au Louvre-Lens , ne laissera aucun de ses territoires en dehors de la République.

Président, changez tout!

Le quinquennat vient de passer dans son second versant et pourtant, la France patine.

Les résultats économiques tardent à venir, sans doute parce qu’un certain « retard à l’allumage » au tout début du mandat présidentiel a fait  que les mesures  prises ne produisent pas encore d’effet  et que les efforts demandés au Français paraissent inopérants et voués à l’échec.

Ajoutez à cela les ravages collatéraux d’un livre impudique et hallucinant, la  conduite cynique et irresponsable d’un éphémère ministre et la montée en puissance d’un parti populiste extrême,  et vous aurez tous  les ingrédients d’une crise sociale, politique et institutionnelle pouvant dégénérer en manifestations de rues et désordres en tous genres.

Il est devenu quasi certain qu’ainsi contesté et affaibli, le président de la République ne sera pas, à moins d’un miracle – mais il en existe en politique – en mesure de briguer un second mandat de 5 ans.

Alors, de mon point de vue, il lui reste une chance unique de donner encore un sens et une utilité à son quinquennat,  et accessoirement de laisser une trace dans l’Histoire.

Pour cela, il a devant lui cette alternative :

- Ou bien il décide de fixer  au Gouvernement actuel  l’objectif exprès de réaliser  dans les deux ans un programme hardi de réformes qui attendent depuis des décennies qu’un dirigeant courageux et non soucieux d’être populaire et réélu les mène à bien. À savoir : fonder une nouvelle République rompant enfin avec le régime  monarchique sans contrôle que nous connaissons aujourd’hui et  assorti d’un septennat non renouvelable pour le Président, revenir  à un  parlementarisme responsable avec les garde-fous nécessaires pour assurer la  stabilité du Gouvernement, refondre nos collectivités locales en conciliant proximité, efficacité et économies de fonctionnement, jeter les bases d’une reconquête industrielle nationale à partir d’un nouveau contrat social reposant sur des incitations massives et pérennes  à l’investissement productif combinées à une redistribution fortement réorientée des richesses produites vers le monde salarial, revisiter notre pacte social républicain en recherchant le consensus le plus large sur ce qui doit y être sanctuarisé et ce qui peut être ajusté compte tenu des rigueurs financières du moment.

- Ou bien il estime que l’entreprise est tellement titanesque qu’elle requiert une entente et identité de vues et de volontés qui ne pourront s’obtenir qu’au sein d’un Gouvernement  de Salut Public et d’Union Nationale sachant dépasser ses préventions partisanes pour ne voir que le seul intérêt général qui entraînera la confiance et l’adhésion populaires.

Tout comme à su le faire le Général de Gaulle en 1958 pour régler la question algérienne, alors que Jacques Chirac, pourtant fort de ses 82 % de suffrages droite-gauche, en a manqué l’occasion historique en 2002.

Ces quelques idées et propositions de bon sens, je suis convaincu qu’un très  grand nombre de mes compatriotes les partage et les soutiendrait. Alors, Monsieur le Président de notre République Française, une nouvelle fois bien malade et menacée par ses plus irréductibles ennemis…

Puisque vous n’avez plus rien à perdre et que votre sort électoral semble scellé, osez renverser la table de tous les conservatismes et égoïsmes recuits qui nous conduisent à la ruine, réformez, réformez, réformez jusqu’au dernier jour !

Et vous, qui aimez sincèrement votre pays et ne voulez que son bien, vous ferez plus œuvre utile pour lui, pour notre démocratie , le peuple de France et  la République que nombre de vos prédécesseurs, mais plus aussi que  ceux qui n’ont pour seul projet que de revenir…

Hymne à la tolérance

Sans faute et réussite éclatante de la première fête de la tolérance initiée hier à Rinxent par Brigitte Bourguignon Députée militante de ces valeurs fortes qui nous unissent. La salle était comble et surchauffée en attente de Christiane Taubira retenue plus que de raison à Paris, mais aussi pour une cause humaniste. Cette rencontre festive au cours de laquelle chacun a pu vérifier que le militantisme et le socialisme ne sont pas morts en pas de calais a revigoré plus d’un et fait chaud au coeur en ces  temps de doute, d’impatience et de découragement. Après une brillante entrée en matière du jeune maire  de Rinxent, municipalité socialiste depuis le Front Populaire, et un exposé magistral et convaincant de Brigitte, ce fut au tour de Christiane Taubira de s’adresser à la salle en un discours puissant, ardent, bouleversant et épique de plus d’une heure , sans note ni hésitation aucune. Un morceau d’anthologie et de courage digne des meilleurs de notre héritage humaniste qui restera dans les mémoires et notre inconscient collectif.

Une poignante et irrésistible leçon de volonté et d’optimisme, d’intransigeance visionnaire et de poésie lyrique qui nous a fort opportunément rappelé  la sereine confiance en l’homme qui , d’Aimé Césaire en passant par Hugo et Zola,  en revivifiant la foi combattante des convaincus  que nous sommes de la suprématie de la tolérance, de l’intégration républicaine, de la richesse de notre culture métissée,  de la solidarité et du partage,  sur l’exclusion, le rejet et la condamnation de l’autre,  au simple motif qu’il est différent.

Bref, un grand moment de communion vivante et chaleureuse qui s’est poursuivi tard dans la soirée  en présence de cette femme si attachante, à la fois si frêle et si forte, tant il est difficile de s’arracher à de telles retrouvailles avec nous mêmes et  notre identité de Gauche.

Hommage aux soldats morts de l’OTAN

C’est en ma double qualité de représentant du Conseil Général du Pas-de-Calais et de membre titulaire de l’Assemblée Parlementaire de l’OTAN (NATO) que je me suis rendu hier mati

n à Frethun pour participer à l’hommage rendu aux soldats de l’Otan morts au combat  par diverses associations patriotiques internationales.

La cérémonie s’est déroulée devant le mémorial érigé à cet effet, le premier du genre en Europe.

Des délégations venues d’Australie, de Belgique, Du Royaume Uni, du Canada et bien entendu de France ont effectué un dépôt de gerbes et couronnes avec la participation de jeunes enfants pour témoigner de la nécessité du devoir de mémoire.

La liste des tués et blessés fut déclinée par pays d’origine en présence de Mme l’Ambassadrice de Géorgie en France et de nombreux membres du Corps Diplomatique.

Cérémonie émouvante et digne qui a pris toute sa dimension en ces temps agités et menaçants pour la paix du monde.

Président, changez tout!

Le quinquennat vient de passer dans son second versant et pourtant, la France patine.

Les résultats économiques tardent à venir, sans doute parce qu’un certain « retard à l’allumage » au tout début du mandat présidentiel a fait que les mesures prises ne produisent pas encore d’effet  et que les efforts demandés au Français paraissent inopérants et voués à l’échec.

Ajoutez à cela les ravages collatéraux d’un livre impudique et hallucinant, la  conduite cynique et irresponsable d’un éphémère ministre et la montée en puissance d’un parti populiste extrême, et vous aurez tous les ingrédients d’une crise sociale, politique et institutionnelle pouvant dégénérer en manifestations de rues et désordres en tous genres.

Il est devenu quasi certain qu’ainsi contesté et affaibli,le président de la République ne sera pas, à moins d’un miracle – mais il en existe en politique – en mesure de briguer un second mandat de 5 ans.

Alors, de mon point de vue, il lui reste une chance unique de donner encore un sens et une utilité à son quinquennat, et accessoirement de laisser une trace dans l’Histoire.

Pour cela, il a devant lui cette alternative:

Ou bien il décide de fixer  au Gouvernement actuel  l’objectif exprès de réaliser dans les deux ans un programme hardi de réformes qui attendent depuis des décennies qu’un dirigeant courageux et non soucieux d’être populaire et réélu les mène à bien. À savoir : fonder une nouvelle République rompant enfin avec le régime  monarchique sans contrôle que nous connaissons aujourd’hui et  assorti d’un septennat non renouvelable pour le Président, revenir  à un  parlementarisme responsable avec les garde-fous nécessaires pour assurer la  stabilité du Gouvernement, refondre nos collectivités locales en conciliant proximité, efficacité et économies de fonctionnement, jeter les bases d’une reconquête industrielle nationale à partir d’un nouveau contrat social reposant sur des incitations massives et pérennes  à l’investissement productif combinées à une redistribution fortement réorientée des richesses produites vers le monde salarial, revisiter notre pacte social republicain en recherchant le consensus le plus large sur ce qui doit y être sanctuarisé et ce qui peut être ajusté compte tenu des rigueurs financières du moment.

Ou bien il estime que l’entreprise est tellement titanesque qu’elle requiert une entente et identité de vues et de volontés qui ne pourront s’obtenir qu’au sein d’un Gouvernement  de Salut Public et d’Union Nationale sachant dépasser ses préventions     partisanes pour ne voir que le seul intérêt général qui entraînera la confiance et l’adhésion populaires.

Tout comme à su le faire le Général de Gaulle en 1958 pour régler la question algérienne, alors que Jacques Chirac, pourtant fort de ses 82% de suffrages droite-gauche, en a manqué l’occasion historique en 2002.

Ces quelques idées et propositions de bon sens, je suis convaincu qu’un très  grand nombre de mes compatriotes les partage et les soutiendrait.

Alors, Monsieur le Président de notre République Française, une nouvelle fois bien malade et menacée par ses plus irréductibles ennemis…

Puisque vous n’avez plus rien à perdre et que votre sort électoral semble scellé, osez renverser la table de tous les conservatismes et égoïsmes recuits qui nous conduisent à la ruine, réformez, réformez ,réformez jusqu’au dernier jour!

Et vous, qui aimez sincèrement votre pays et ne voulez que son bien, vous ferez plus œuvre utile pour lui, pour notre démocratie, le peuple de France et la République que nombre de vos prédécesseurs, mais plus aussi que  ceux qui n’ont pour seul projet que de revenir…