Changements à la permanence du Député

Un petit mois aura suffi pour réorganiser de fond en comble la permanence parlementaire. C’était sans compter sur la réactivité et le sens de l’adaptation de toute l’équipe du cabinet pour trouver une solution efficace, rapide et fonctionnelle.

C’est désormais chose faite, quelques petits réglages techniques restant à opérer pour que l’accueil et le service soient au moins au même niveau que précédemment.

Le Cabinet Parlementaire a donc élu domicile au 23b rue Marcel Delaplace à Arques à un jet de pierre de la Place de l’Hôtel de Ville.

Les assistantes de Michel Lefait s’y trouveront le lundi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30, les mardi mercredi et jeudi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h30 et le vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h.

Le Cabinet Parlementaire est joignable par téléphone au 09 66 87 61 11 et par fax au 03 21 11 61 11.

Quant aux permanences ouvertes à tous et sans rendez-vous, elles seront assurées au même lieu chaque mardi de 9h30 à 10h30 et chaque jeudi de 17à 18h. Les permanences d’Isbergues et d’Auchel restant fixées respectivement au lundi et au mardi après midi.

Comme toujours, et sans restriction d’aucune sorte, tous les habitants de la 8ième circonscription continueront d’être accueillis à cette nouvelle adresse avec le même sourire, mais surtout la même écoute et le même souci intact et permanent de résoudre au mieux les problèmes de tous et de répondre avec humanité et efficacité aux éventuelles souffrances de chacun.

Coup de tonnerre dans la vallée du papier

L’annonce a fait l’effet d’une bombe! Déjà sauvée in extremis de la disparition pure et simple en 1981, l’usine wizernoise de production papetière est à nouveau menacée.

Cette unité de production appartenant au groupe Sequana est sous le coup de la liquidation si, dans un an, aucun repreneur ne s’est présenté.

L’usine perd de l’argent, en raison d’une conjoncture économique déprimée, certes, mais également parce que la généralisation des échanges écrits par internet et la dématérialisation des documents fait baisser la demande en papier d’impression et d’écriture.

Ajoutez à cette baisse mécanique des volumes commandés, un prix de vente en baisse constante au regard de coûts de production haussiers et vous comprendrez la difficulté de résoudre l’équation.

Le groupe papetier est d’ailleurs largement perfusé depuis quelque temps par l’ETAT ET la B.P.I., ce qui n’est pas suffisant semble-t-il…

Alors, les 317 salariés dont la pérennité de l’emploi est suspendue à l’arrivée d’un hypothétique repreneur, ont décidé de se battre pour défendre leur gagne pain, leur savoir-faire et leur outil de travail auxquels ils sont viscéralement attachés dans cette vallée industrieuse de l’Aa qui vit de cette activité depuis plus de 130 ans.

C’est pourquoi ils ont, tout en veillant à ne pas ternir leur image de travailleurs sérieux et responsables, décidé de montrer jeudi dernier, dans une démonstration de force pacifique et tranquille , leur totalement détermination à ne pas mourir.

Dans une union intersyndicale, seule garante de quelque chance de succès, ils ont défilé en ville et exprimé consensuellement leur détermination et détaillé leur plan de lutte pour la survie lors d’une manifestation qui a réuni plusieurs centaines de participants venus de tout le bassin de vie.

Le Maire de Wizernes a exprimé le soutien et la solidarité sans faille des élus de tous niveaux aux papetiers inquiets pour leur avenir, en les assurant d’un accompagnement sans réserve dans leur recherche d’un repreneur à partir de propositions d’adaptations réalistes et porteuses d’avenir.

Tout comme il a rappelé la totale disponibilité des représentants présents pour ouvrir toutes les portes nécessaires au plus haut niveau et peser utilement dans les décisions à venir afin que, longtemps encore, fument les cheminées et hurlent les sirènes dans une vallée industrielle qui ne demande qu’à vivre…

Espoirs et attentes en matière de santé publique en Audomarois

En homme de terrain, assumé et déterminé, notre nouveau Directeur Général de l’Agence Régionale de Santé Nord Pas de Calais, M. GRALL était hier après-midi à Helfaut au Centre Hospitalier pour se rendre compte de la situation de l’établissement, de ses besoins, de ses attentes, de sa volonté d’aller de l’avant pour assurer la meilleure prise en charge possible des Audomarois.

Il a souhaité me rencontrer pour échanger, sans langue de bois et sans tabous, sur toutes les problématiques de notre secteur sanitaire et social et voir comment y répondre au mieux, dans le cadre des possibilités et des contraintes dont il dispose ou doit tenir compte.

Je lui ai donc retracé les évolutions et les avatars nombreux de notre hôpital, avant et depuis la fusion avec celui de Saint Omer, et dépeint le plus objectivement possible le tableau actuel de l’offre médicale et chirurgicale, les avancées récentes, les projets et les urgences à prioriser selon les avis éclairés de la Direction, mais aussi de l’ensemble des praticiens de la communauté hospitalières.

Sans pouvoir entrer dans le détail des sujets explorés pendant notre entretien, ont été évoqués des dossiers aussi variés que:

Les besoins criants en matière de restructuration du service des urgences,

La mise aux normes de sécurité des pavillons dans le domaine de l’électricité, de la défense incendie et de l’eau,

La réfection de plusieurs toitures en très mauvais état,

Le projet médical bientôt finalisé et sa cohérence concrète avec le plan régional de santé de l’ARS,

L’humanisation du pavillon Arc en ciel et de l’hôpital local d’Aire sur la Lys passant par des reconstructions,

Les extractions médicales au Centre pénitentiaire de Longuenesse,

La politique volontaire et courageuse de la Caso avec son contrat local de santé,

Les garanties gouvernementales obtenues pour le régime social minier, la CARMI, l’offre de soins pour les ayant-droit et la population du bassin de vie ainsi que ses évolutions souhaitables,

Les partenariats à nouer ou renforcer avec la clinique chirurgicale, la médecine de ville et les métiers satellites de santé du secteur sanitaire, dans l’objectif d’une optimisation et mutualisation souhaitables des outils et des moyens existants et à venir,

Et, d’une manière générale, les perspectives à court, moyen et long terme à tracer pour construire et conforter un pôle santé d’excellence en Audomarois, susceptible d’améliorer sensiblement et rapidement les indicateurs calamiteux actuellement constatés en Région: morbidité, mortalité, addictions, maladies chroniques…

Bref, cet entretien s’est poursuivi en présence de l’Equipe de Direction, des chefs de pôles et des responsables de secteur de l’Hôpital et a permis d’approfondir la connaissance du CHRSO par le Directeur Général qui s’est montré très réceptif et ouvert au dialogue avec tous les acteurs locaux.

Sans être assez naïfs pour attendre des miracles de cette visite, compte tenu de la disette financière actuelle, nous sommes – et je suis – raisonnablement optimistes sur la suite de événements et les coups de pouce qui pourraient nous être apportés, car il est certain que quand nous lui parlerons de notre établissement et de nos besoins, M. GRALL n’en aura pas une image négative et sera convaincu de notre passion collective à servir le noble idéal de la santé publique.

Santé

Marisol Touraine est venue à Lens pour parler santé et sécurité sociale : une occasion de rappeler à tous ceux qui ont la mémoire courte que, sans le nouveau Gouvernement installé  en mai 2012 et le respect de ses engagements en la matière, la sécurité sociale minière et son instrument la Carmi, auraient bel et bien disparu  depuis le 1er janvier 2014 par la grâce de MM. Sarkozy et Bertrand…

Alors, si tout n’est pas parfait et qu’il reste beaucoup à faire, que les prophètes de malheur arrêtent la surenchère facile et travaillent plutôt à l’amélioration de ce qui a été sauvé, c’est à dire l’essentiel!

Patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage (La Fontaine)

Aucun événement autre que l’inauguration hier du Pont dit de Thiennes à Aire sur la Lys ne peut mieux illustrer cette maxime de notre grand fabuliste!

Après 67 ans de patience, d’attente, d’interventions en tous genres, ce pont détruit 2 fois par les Allemands est de nouveau praticable et amovible dans les meilleures conditions de sécurité et de facilité possibles grâce aux techniques les plus modernes.

Il a fallu attendre 1997, malgré toutes les promesses antérieures non tenues, pour qu’à notre instigation, à Jean Delobel et à moi, députés frais émoulus, nous interpellions avec des collègues de Normandie et de Meuse, le nouveau Gouvernement de Lionel Jospin pour réactiver la ligne du budget de l’Etat dite des « Dommages de guerre » depuis longtemps supprimée…

Supprimée, sans que tous les ponts détruits par fait de guerre ne soient reconstruits, ce qui était une vraie injustice!

Ce qui fut obtenu non sans mal, les difficultés financières du pays étant déjà bien réelles…

Les deux départements du Nord et du Pas-de-Calais ayant accepté de mettre la main à la poche pour un tiers de dépenses chacun, l’affaire devenait enfin réalisable.

C’était sans compter sur la contrainte des fouilles archéologiques qui grevaient le terrain d’assiette ni sur les exigences des Voies Navigables qui voulaient à tout prix, mais sans bourse délier, maintenir la navigation fluviale sous le pont.

Inutile de décrire les réunions, hésitations, retards et atermoiements qui ont non seulement retardé le chantier de plusieurs années mais gravement compromis son aboutissement puisque dans l’intervalle tous les autres ponts avaient été reconstruits et la ligne budgétaire nationale définitivement close…

Il en fallait plus pour nous décourager et, avec Jean Pierre Allossery, nouveau Député de Thiennes, nous avons vigoureusement sollicité le Ministre de l’Intérieur, Manuel VALLS qui a fait droit à notre requête en nous allouant les crédits nécessaires à titre tout à fait exceptionnel.

Hommage soit donc rendu à tous ceux, Maires concernés en premier qui, depuis 67 ans, n’ont jamais renoncé à voir ce pont reconstruit et qui, par leur pugnacité et foi à toute épreuve, ont permis ce magnifique résultat et cette éclatante victoire contre l’inertie, l’autisme officiel et le découragement!

Réunion à l’Elysée

A la suite des décisions prises par le Gouvernement pour répondre, à juste titre, aux problèmes bretons et marseillais, nous avons été reçus, à notre demande par le Président de la République, François Hollande et le Secrétaire Général de l’Elysée afin de plaider pour un traitement équitable par la Communauté Nationale des dossiers d’avenir du Pas-de-Calais et de la Région.

Sans vouloir opposer une région à une autre, ce qui est contraire à notre conception de l’indivisibilité de la Nation, il nous a semblé que, par simple comparaison, nos indicateurs départementaux et régionaux nous autorisaient à rappeler avec force au garant de l’égalité républicaine que nos territoires souffrent tout autant et souvent depuis plus longtemps que beaucoup d’autres et ont un urgent besoin, pour rebondir, de davantage de solidarité concrète.

Voilà pourquoi, après avoir rappelé ces principes et cette réalité vécue quotidiennement par les populations qui nous ont mandatés, nous avons insisté sur quelques dossiers majeurs devant, à nos yeux et sans plus attendre, être vigoureusement accompagnés et accélérés par l’Etat régulateur.

Il s’agit des moyens de communication de tous ordres et de l’inter-modalité, au premier rang desquels nous plaçons le CANAL SEINE NORD et des cadencements de TER plus nombreux et diversifiés.

C’est aussi le renforcement de notre vocation industrielle et portuaire, avec le projet Calais port 2015, et à travers les champions nationaux et mondiaux qui irriguent notre territoire et attendent des gestes significatifs de l’Etat pour le rester, à l’instar d’Arc International, leader de la verrerie de table, ou encore la Continentale Nutrition à Boulogne-sur-mer, premier centre européen de transformation des produits de la mer.

C’est encore le volet de l’habitat dégradé et insalubre qui réclame une remise à niveau de grande ampleur dans tous les territoires, qu’il s’agisse du Bassin Minier, de certains Bourgs-Centres, ou de villes en grand besoin.

C’est encore la nécessaire prise en compte par le pouvoir central de la particularité duale du Pas-de-Calais, à la fois département de tradition industrielle et agricole, sans grande métropole dominatrice, mais fort d’une ruralité vivante inscrite dans ses quelque 700 villages et villes moyennes.

C’est enfin une ardente obligation de justice sociale, de sécurité publique et de meilleure prise en charge sanitaire qui nous a conduits à réclamer en direction du Nord-Pas-de-Calais un plan global de rattrapage intégrant la problématique amiante.

Nous avons reçu une écoute attentive du Président de la République et l’assurance que nos demandes feraient l’objet d’un traitement sérieux et suivi par le Gouvernement et les Ministres concernés dont nous avons d’ailleurs souligné l’implication.

Et, tout en insistant sur notre attachement viscéral à la Nation et à notre Pacte Républicain, nous avons fermement rappelé que le calme, la patience et le refus de toute violence qui caractérisent depuis toujours nos populations ne devaient en aucun cas conduire nos décideurs nationaux à ignorer ni oublier leurs souffrances, leurs attentes et leurs besoins.

Michel LEFAIT, Serge JANQUIN, Guy DELCOURT, Jacqueline MAQUET, Thérèse GUILBERT, Brigitte BOURGUIGNON, Philippe KEMEL, Yann CAPET, Jean-Jacques COTTEL, Nicolas BAYS, DEPUTES DU PAS DE CALAIS

Situation d’Arc International

Tout d’abord, je vois comme un élément positif le fait que la nouvelle Direction ait choisi de redresser l’entreprise en grande difficulté sans recourir à des licenciements secs et sans diminuer les salaires.

Je suis persuadé que l’immense majorité des travailleurs partagent mon sentiment et y verront la reconnaissance par les dirigeants des sacrifices qu’ils ont déjà consentis pour sauver leur outil de travail, mais aussi de leur attachement à l’entreprise.

Ceci étant, je n’en reste pas moins vigilant et, tout en mettant toute mon énergie à contribuer au sauvetage, je jugerai sur pièces et sur la durée… Et ce n’est pas parce que je n’ai pas parlé sans preuves ni informations vérifiées que je suis resté l’arme au pied.

L’action discrète, surtout en cette matière, est souvent beaucoup plus efficace que lorsqu’elle s’appuie sur une médiatisation aussi creuse que tonitruante.

C’est la voie que j’ai choisie, en saisissant dès le premier jour le Ministre du Redressement productif et celui du budget pour les sensibiliser sur l’importance économique et sociale du dossier et l’urgence à le prendre à bras le corps. Ce qui a été fait, sans bruit, mais sans délai.

C’est ce que le Gouvernement a pris immédiatement en compte en le confiant au Comité Interministériel de Restructuration Industrielle (C.I.R.I.) qui veille en permanence sur lui comme le lait sur le feu!

Cela signifie aussi que, maintenant que les pistes de redressement détaillées par la nouvelle gouvernance sont désormais connues, et que les dirigeants adhèrent enfin à l’idée de réclamer un plan amiante, je vais rapidement prendre l’initiative – avec mes collègues parlementaires concernés et le président de la C.A.S.O. – de réunir l’ensemble des organisations syndicales d’ARC afin de les consulter sur le meilleur moyen de présenter ensemble et de défendre avec quelque chance de succès ce dossier majeur auprès du Gouvernement.

Consensus et unanimité sont indispensables en la matière, car les enjeux financiers ne sont pas minces pour les Pouvoirs publics et les agréments décernés au compte-goutte.

Seulement, une telle décision concerne potentiellement 1400 salariés et, rien que pour cela, tout doit être tenté pour arracher une décision favorable, conforme à l’idée que je me fais de la justice sociale et de la reconnaissance nationale.

Enfin, j’estime de notre devoir d’élus responsables de favoriser l’entrée de la Banque Publique d’Investissement (B.P.I.) comme partenaire financier significatif et rassurant.

C’est ce à quoi je travaille également avec mes collègues et les élus locaux, en multipliant les démarches et les rencontres avec les ministères concernés.

En résumé, en dépit de ses difficultés conjoncturelles et de choix économiques hasardeux opérés dans le passé et aujourd’hui courageusement reconnus, Arc International reste de mon point de vue une entreprise qui compte et peut tout à fait conserver son rang de grand champion national. Si les mesures qu’impose son redressement sont prises dans le souci d’assurer sa présence et sa pérennité en Audomarois, la Direction me trouvera, ainsi que toutes les forces vives locales, résolument à ses côtés pour atteindre cet objectif.

Bonnes fêtes de fin d’année à tous!

Je vous souhaite des fêtes de Noël et de fin d’année pleines de sérénité et de joie.

Cela fait trop d’années que la vie est plus dure, moins sûre, et que notre territoire souffre de maux dont il n’est pas responsable. Cela fait trop longtemps que la crise, déclenchée par des financiers anonymes, avides et fous, n’en finit pas de frapper ceux qui, à travers le monde, n’aspirent qu’à vivre de leur travail au milieu de ceux qu’ils aiment.

Pourtant, même lorsqu’il semble que les efforts et les sacrifices ne finiront jamais, envers et contre tout, il reste l’espoir. Il n’est pas d’exemple dans l’Histoire humaine, qu’aux périodes de recul, de sueur et de larmes, ne succède une ère nouvelle de rebond, de progrès et de prospérité.

Ce temps-là est proche. Bientôt se feront sentir les signes de ce renouveau tant attendu. C’est ce que je ressens au plus profond de moi même. C’est ce à quoi nous travaillons tous avec la certitude que la patience, la confiance et l’obstination préparent toujours le temps de la récolte et du partage.

Voilà pourquoi je vous adresse mes voeux optimistes de très bonne année 2014, à partager avec votre famille, vos proches et tous ceux qui comptent pour vous.

27 ans de prison pour ses idées et ses frères

C’est le temps de sa vie que Nelson Mandela, disparu aujourd’hui, a sacrifié sur l’autel de son combat contre l’apartheid en Afrique du Sud et, bien plus largement encore, au nom de la haute idée qu’il se faisait de l’Homme et de ses biens les plus précieux : l’Egalité et la Liberté.

Il n’a jamais cédé ni transigé devant le pouvoir blanc de son pays et la caste dirigeante qui ne voulait à aucun prix concéder au peuple noir sud-africain la moindre parcelle de démocratie et droits dont elle jouissait elle-même.

Mais le moment venu, ce visionnaire apôtre de la paix a su tendre la main à ses irréductibles adversaires de la veille pour permettre à son peuple méprisé, bafoué et banni pendant si longtemps d’accéder à la citoyenneté et à la dignité si longtemps refusées.

Par son obstination, son sens de la synthèse et sa tolérance, il a su construire sans rancoeur, sans rancune et sans haine une communauté adulte et pacifique en devenant le premier président noir de l’Afrique du Sud.

Il restera à jamais et pour l’humanité tout entière le modèle du courage intelligent et de la volonté inflexible contre le racisme, le rejet de l’autre et sa traduction politique, le ségrégationnisme.

Chaque fois que, de par le monde, des hommes ou des femmes se lèveront encore contre la persécution, la violence et la haine de leurs semblables, ils puiseront leur force et leur certitude de victoire dans l’exemple éternel de Nelson Mandela.

Aujourd’hui, le vieux sage au sourire d’enfant s’en est allé.

Que tout ceux qui croient aux forces de l’esprit se souviennent et s’inspirent de son combat, car c’est celui de l’humanité debout et vivante !

Force doit rester à la loi

Certes, les conditions dans lesquelles la désormais célèbre Léonarda a été interceptée et reconduite dans son pays n’ont pas respecté l’esprit – si ce n’est la lettre – de la circulaire ministérielle, et cela est regrettable, mais si chacun de ceux qui se sont exprimés à ce propos avait revisité ses fondamentaux républicains, l’emballement surréaliste auquel nous avons assisté aurait, bien sûr, fait long feu.

On se serait tout simplement arrêté au fait que toutes les voies de recours avaient été épuisées par la famille pour rester en France et que la décision de justice qui lui enjoignait de quitter notre pays était parfaitement conforme au droit qui régit notre République.

Et je ne parle même pas de ce que nous avons appris sur les mensonges du père, ses violences sur descendants, ni même de son manque de volonté à s’intégrer par le travail ou à obliger ses enfants à suivre assidument leur cursus scolaire…

Pour le reste, je refuse les jugements et les invectives de tous les bons apôtres qui taxent d’insensibilité et de déficit d’humanisme ceux qui, comme moi, sont attachés au respect de la loi républicaine comme des règles et des principes essentiels de notre vie collective.

Car je les tiens, au mieux pour de faux naïfs, et au pire pour de dangereux pourvoyeurs du vote extrême.

Et pour devenir un peu plus crédibles, je les invite à se porter volontaires pour accueillir ces clandestins chez eux. L’apanage des valeurs de Gauche ou de la fibre humaniste n’appartient pas aux adeptes bien pensants du « fais ce que je dis mais pas ce que je fais » qui partent en croisade indignée conte l’Etat de droit au moindre fait-divers altermondialiste qui chatouille leur conscience.

Surtout quand ce sont les mêmes qui se soucient comme d’une guigne des difficultés dans lesquelles se débattent des millions de leurs compatriotes, exaspérés et furieux qu’on les abandonne et les oublie, tout en piétinant les principes qu’ils ont toujours respectés.

Si l’on veut que notre Démocratie et notre République, c’est à dire notre volonté de vivre ensemble autour de quelques valeurs communes, échappent au danger mortel qui les guette, il faut que, du sommet à la base de notre société – et sans que cela n’exonère personne – on en revienne sans délai à une saine conception des droits et devoirs de chacun qui passe par la soumission inconditionnelle de tous à la seule loi républicaine.