Ils refusent de disparaître!

Hier les « ARJO WIGGINS » de Wizernes organisaient une journée portes ouvertes de leur usine pour la montrer fièrement aux visiteurs, mais aussi et surtout témoigner de leur savoir – faire et de l’attachement profond qu’ils ont pour leur métier.

L’initiative a été couronnée de succès puisque plus de 1800 personnes venues de toute part ont répondu à leur invitation.

La plupart des élus locaux du bassin audomarois (en tout cas ceux qui partagent le combat des 307 salariés menacés de licenciement) étaient présents et je les ai accompagnés pour une découverte très complète de l’unité de production wizernoise.

Chacun a pu ainsi vérifier la haute technicité des guides improvisés et ô combien connaisseurs de leur métier, de ses secrets, gestes et tours de main irremplaçables, fruits de décennies de pratique et de perfectionnement.

Rien de cela ne doit se perdre ni mourir me disais-je, et surtout pas au nom d’un plus grand profit ou de l’appât du gain d’actionnaires les yeux rivés sur des rendements à deux chiffres…

Car derrière ces données sèches du Cac 40 et des coupons d’actions , il y a des familles, des enfants et des parcours humains précarisés, malmenés, brisés.

Il y a des maisons à rembourser, des études longues et coûteuses à financer, des espoirs de progrès social et de prospérité compromis.

C’est pourquoi, avec beaucoup d’autres, je suis résolument depuis le début aux côtés des « Arjo » pour tenter de conjurer à tout prix l’annonce faite par le Groupe papetier Sequana de se séparer à l’échéance d’un an des usines de Wizernes et Charavine si elles ne trouvent pas de repreneur dans ce délai.

Sans naïveté excessive, bien sûr, car la mondialisation est là, avec ses bienfaits certes, mais aussi ses débordements aveugles.

Et l’économie libérale- si elle n’est pas suffisamment encadrée et corrigée - ne connaît ni pitié, ni compassion, ni humanité: ce n’est d’ailleurs pas son rôle.

Mais il nous appartient de lutter contre ces excès et ce pragmatisme forcené, avec tout ce qu’il nous reste de pouvoir d’alerte, d’exigence et de conditionnalité.

C’est dans cet esprit que je suis en contact permanent avec le Ministère du Redressement Productif pour suivre ce dossier au jour le jour.

Et pour veiller, avec le Gouvernement, à ce que les conditions de l’accord de cession soient scrupuleusement respectées par Sequana, notamment en ce qui concerne la clause de non concurrence, inacceptable à tous égards, et le refus du transfert des carnets clientèle et des produits les plus rentables.

C’est le sens de mon combat, pour que la voie la plus dégagée possible soit maintenue tout au long de cette année de sursis, au cours de laquelle tous les repreneurs potentiels doivent être activement recherchés.

Tant par Sequana que par l’Etat , le SIRI, la cellule régionale de restructuration industrielle, et tous ceux qui veulent sincèrement que les cheminées continuent de fumer longtemps encore à Arjo Wizernes.

Ceci étant, je ne veux pas, par je ne sais quel angélisme ou méthode Coué, bercer quiconque d’illusions, et encore moins leurrer le personnel directement concerné en entretenant de faux espoirs.

Mais ce dont je suis sûr, c’est que si ces facilitations sont obtenues, rien n’est encore totalement perdu et je reste convaincu que les atouts humains et technologiques réels d’Arjo Wizernes peuvent parfaitement séduire un repreneur car beaucoup d’adaptations sont possibles.

Tant il est vrai aussi que les seuls combats que l’on est certain de perdre sont ceux qu’on décide de ne point mener.

C’est ce que continuerai de faire à mon modeste niveau mais avec toute mon énergie et ma disponibilité, pour que notre bassin de vie audomarois, naguère encore l’un des plus industriels de la Région, conserve non seulement son rang, mais l’améliore et le conforte.

Il y va de la survie et du bonheur de toute une population et de tout un territoire!

Bonne fête des mères!

A toutes les mamans de la Circonscription, et à travers elles à toutes les mamans de France, je souhaite une merveilleuse Fête des Mères.

Question au gouvernement

Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères,

Le livre le plus vendu aux Etats-Unis en ce moment, Le Capital au XXIème siècle, est un livre écrit par un Français, l’économiste Thomas Piketty.

Il décrit les ravages causés par l’explosion des inégalités de revenu et de patrimoine pour nos nations.

Cette concentration des richesses, notre majorité a décidé de la combattre car elle est injuste et inefficace.

C’est la raison pour laquelle des mesures fortes ont été adoptées: l’alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail, la tranche à 45% pour les revenus supérieurs à 150.000 euros annuels, la taxe à 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros, l’instauration d’une taxe nationale sur les transactions financières en attendant des avancées européennes

Et bien, cette dernière avancée recherchée depuis des mois, grâce l’action résolue et déterminée de la France, va voir le jour en 2016.

En effet, la taxe européenne sur les transactions financières, mise en œuvre dans le cadre d’une coopération renforcée, a été finalisée mardi 6 mai.

C’est une avancée considérable pour cette grande idée de taxe Tobin, levier efficace de redistribution, imaginée en 1972.

Pour la gauche et ses combats européens, c’est un point de départ formidable qui, comme l’a dit Michel Sapin, porte une double ambition de calendrier et de contenu.

Monsieur le Ministre,

Des précisions sur l’affectation des fonds et le principe de résidence doivent être trouvées mais ce nouveau mouvement positif montre que le volontarisme européen du gouvernement français porte ses fruits.

Pouvez vous nous dire quels enseignements peuvent être tirés de la décision historique du 6 mai pour les peuples d’Europe ?

Un exemple pour la jeunesse

Vendredi, la Municipalité de Racquinghem avait convié les habitants, les élus et tous les fans d’Adrien Van Beveren à l’hommage qu’elle voulait lui rendre, lui enfant de la commune, à la suite de ses exploits sportifs dans l’Enduropale du Touquet, mais aussi à l’international.

Ce fut une rencontre à l’image d’Adrien : simple, directe, chaleureuse et enjouée.

Après le mot d’introduction de Bernard Idzik le maire, qui rappela quelques faits liés à Adrien et à sa jeunesse entièrement empreinte de passion pour le sport, mais aussi de sérieux et de volontariat dans les études, ce fut au tour du champion de s’adresser à la foule de ses supporters.

Avec beaucoup de naturel, le vainqueur de l’Enduropale détailla le parcours qui l’avait conduit jusqu’à la victoire, en n’omettant pas de souligner le caractère exigeant de l’entrainement, les sacrifices à consentir, l’hygiène de vie à respecter, mais aussi la joie de la victoire, du dépassement de soi et de l’aboutissement d’un rêve et de projets de gosse.

Avant de se prêter de bonne grâce aux nombreuses questions de l’auditoire sur ses objectifs, ses préparations, ses prochaines compétitions, Adrien reçut des cadeaux : l’un du Conseil Général, remis en son nom et au mien par JC Dissaux, celui de la Municipalité par le Maire et enfin le mien, la Médaille du Député et de l’Assemblée-Nationale, que j’assortis de quelques mots dédiés aux valeurs de travail, de courage et d’obstination incarnées par A.V.B. comme on l’appelle souvent ici.

En rappelant que par les qualités qu’il met en pratique et les valeurs qu’il défend, il est un modèle et un exemple pour tous les jeunes de notre territoire et du Département de ce que l’on peut faire de bien de sa vie.

Encore bravo à Adrien, bon courage et bonne chance pour la suite.

Pour lui-même, sa famille qui en est si fière, mais aussi pour l’image de la jeunesse et les couleurs de tout le Pays de Saint Omer.

Changements à la permanence du Député

Un petit mois aura suffi pour réorganiser de fond en comble la permanence parlementaire. C’était sans compter sur la réactivité et le sens de l’adaptation de toute l’équipe du cabinet pour trouver une solution efficace, rapide et fonctionnelle.

C’est désormais chose faite, quelques petits réglages techniques restant à opérer pour que l’accueil et le service soient au moins au même niveau que précédemment.

Le Cabinet Parlementaire a donc élu domicile au 23b rue Marcel Delaplace à Arques à un jet de pierre de la Place de l’Hôtel de Ville.

Les assistantes de Michel Lefait s’y trouveront le lundi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30, les mardi mercredi et jeudi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h30 et le vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h.

Le Cabinet Parlementaire est joignable par téléphone au 09 66 87 61 11 et par fax au 03 21 11 61 11.

Quant aux permanences ouvertes à tous et sans rendez-vous, elles seront assurées au même lieu chaque mardi de 9h30 à 10h30 et chaque jeudi de 17à 18h. Les permanences d’Isbergues et d’Auchel restant fixées respectivement au lundi et au mardi après midi.

Comme toujours, et sans restriction d’aucune sorte, tous les habitants de la 8ième circonscription continueront d’être accueillis à cette nouvelle adresse avec le même sourire, mais surtout la même écoute et le même souci intact et permanent de résoudre au mieux les problèmes de tous et de répondre avec humanité et efficacité aux éventuelles souffrances de chacun.

Coup de tonnerre dans la vallée du papier

L’annonce a fait l’effet d’une bombe! Déjà sauvée in extremis de la disparition pure et simple en 1981, l’usine wizernoise de production papetière est à nouveau menacée.

Cette unité de production appartenant au groupe Sequana est sous le coup de la liquidation si, dans un an, aucun repreneur ne s’est présenté.

L’usine perd de l’argent, en raison d’une conjoncture économique déprimée, certes, mais également parce que la généralisation des échanges écrits par internet et la dématérialisation des documents fait baisser la demande en papier d’impression et d’écriture.

Ajoutez à cette baisse mécanique des volumes commandés, un prix de vente en baisse constante au regard de coûts de production haussiers et vous comprendrez la difficulté de résoudre l’équation.

Le groupe papetier est d’ailleurs largement perfusé depuis quelque temps par l’ETAT ET la B.P.I., ce qui n’est pas suffisant semble-t-il…

Alors, les 317 salariés dont la pérennité de l’emploi est suspendue à l’arrivée d’un hypothétique repreneur, ont décidé de se battre pour défendre leur gagne pain, leur savoir-faire et leur outil de travail auxquels ils sont viscéralement attachés dans cette vallée industrieuse de l’Aa qui vit de cette activité depuis plus de 130 ans.

C’est pourquoi ils ont, tout en veillant à ne pas ternir leur image de travailleurs sérieux et responsables, décidé de montrer jeudi dernier, dans une démonstration de force pacifique et tranquille , leur totalement détermination à ne pas mourir.

Dans une union intersyndicale, seule garante de quelque chance de succès, ils ont défilé en ville et exprimé consensuellement leur détermination et détaillé leur plan de lutte pour la survie lors d’une manifestation qui a réuni plusieurs centaines de participants venus de tout le bassin de vie.

Le Maire de Wizernes a exprimé le soutien et la solidarité sans faille des élus de tous niveaux aux papetiers inquiets pour leur avenir, en les assurant d’un accompagnement sans réserve dans leur recherche d’un repreneur à partir de propositions d’adaptations réalistes et porteuses d’avenir.

Tout comme il a rappelé la totale disponibilité des représentants présents pour ouvrir toutes les portes nécessaires au plus haut niveau et peser utilement dans les décisions à venir afin que, longtemps encore, fument les cheminées et hurlent les sirènes dans une vallée industrielle qui ne demande qu’à vivre…

Espoirs et attentes en matière de santé publique en Audomarois

En homme de terrain, assumé et déterminé, notre nouveau Directeur Général de l’Agence Régionale de Santé Nord Pas de Calais, M. GRALL était hier après-midi à Helfaut au Centre Hospitalier pour se rendre compte de la situation de l’établissement, de ses besoins, de ses attentes, de sa volonté d’aller de l’avant pour assurer la meilleure prise en charge possible des Audomarois.

Il a souhaité me rencontrer pour échanger, sans langue de bois et sans tabous, sur toutes les problématiques de notre secteur sanitaire et social et voir comment y répondre au mieux, dans le cadre des possibilités et des contraintes dont il dispose ou doit tenir compte.

Je lui ai donc retracé les évolutions et les avatars nombreux de notre hôpital, avant et depuis la fusion avec celui de Saint Omer, et dépeint le plus objectivement possible le tableau actuel de l’offre médicale et chirurgicale, les avancées récentes, les projets et les urgences à prioriser selon les avis éclairés de la Direction, mais aussi de l’ensemble des praticiens de la communauté hospitalières.

Sans pouvoir entrer dans le détail des sujets explorés pendant notre entretien, ont été évoqués des dossiers aussi variés que:

Les besoins criants en matière de restructuration du service des urgences,

La mise aux normes de sécurité des pavillons dans le domaine de l’électricité, de la défense incendie et de l’eau,

La réfection de plusieurs toitures en très mauvais état,

Le projet médical bientôt finalisé et sa cohérence concrète avec le plan régional de santé de l’ARS,

L’humanisation du pavillon Arc en ciel et de l’hôpital local d’Aire sur la Lys passant par des reconstructions,

Les extractions médicales au Centre pénitentiaire de Longuenesse,

La politique volontaire et courageuse de la Caso avec son contrat local de santé,

Les garanties gouvernementales obtenues pour le régime social minier, la CARMI, l’offre de soins pour les ayant-droit et la population du bassin de vie ainsi que ses évolutions souhaitables,

Les partenariats à nouer ou renforcer avec la clinique chirurgicale, la médecine de ville et les métiers satellites de santé du secteur sanitaire, dans l’objectif d’une optimisation et mutualisation souhaitables des outils et des moyens existants et à venir,

Et, d’une manière générale, les perspectives à court, moyen et long terme à tracer pour construire et conforter un pôle santé d’excellence en Audomarois, susceptible d’améliorer sensiblement et rapidement les indicateurs calamiteux actuellement constatés en Région: morbidité, mortalité, addictions, maladies chroniques…

Bref, cet entretien s’est poursuivi en présence de l’Equipe de Direction, des chefs de pôles et des responsables de secteur de l’Hôpital et a permis d’approfondir la connaissance du CHRSO par le Directeur Général qui s’est montré très réceptif et ouvert au dialogue avec tous les acteurs locaux.

Sans être assez naïfs pour attendre des miracles de cette visite, compte tenu de la disette financière actuelle, nous sommes – et je suis – raisonnablement optimistes sur la suite de événements et les coups de pouce qui pourraient nous être apportés, car il est certain que quand nous lui parlerons de notre établissement et de nos besoins, M. GRALL n’en aura pas une image négative et sera convaincu de notre passion collective à servir le noble idéal de la santé publique.

Santé

Marisol Touraine est venue à Lens pour parler santé et sécurité sociale : une occasion de rappeler à tous ceux qui ont la mémoire courte que, sans le nouveau Gouvernement installé  en mai 2012 et le respect de ses engagements en la matière, la sécurité sociale minière et son instrument la Carmi, auraient bel et bien disparu  depuis le 1er janvier 2014 par la grâce de MM. Sarkozy et Bertrand…

Alors, si tout n’est pas parfait et qu’il reste beaucoup à faire, que les prophètes de malheur arrêtent la surenchère facile et travaillent plutôt à l’amélioration de ce qui a été sauvé, c’est à dire l’essentiel!

Patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage (La Fontaine)

Aucun événement autre que l’inauguration hier du Pont dit de Thiennes à Aire sur la Lys ne peut mieux illustrer cette maxime de notre grand fabuliste!

Après 67 ans de patience, d’attente, d’interventions en tous genres, ce pont détruit 2 fois par les Allemands est de nouveau praticable et amovible dans les meilleures conditions de sécurité et de facilité possibles grâce aux techniques les plus modernes.

Il a fallu attendre 1997, malgré toutes les promesses antérieures non tenues, pour qu’à notre instigation, à Jean Delobel et à moi, députés frais émoulus, nous interpellions avec des collègues de Normandie et de Meuse, le nouveau Gouvernement de Lionel Jospin pour réactiver la ligne du budget de l’Etat dite des « Dommages de guerre » depuis longtemps supprimée…

Supprimée, sans que tous les ponts détruits par fait de guerre ne soient reconstruits, ce qui était une vraie injustice!

Ce qui fut obtenu non sans mal, les difficultés financières du pays étant déjà bien réelles…

Les deux départements du Nord et du Pas-de-Calais ayant accepté de mettre la main à la poche pour un tiers de dépenses chacun, l’affaire devenait enfin réalisable.

C’était sans compter sur la contrainte des fouilles archéologiques qui grevaient le terrain d’assiette ni sur les exigences des Voies Navigables qui voulaient à tout prix, mais sans bourse délier, maintenir la navigation fluviale sous le pont.

Inutile de décrire les réunions, hésitations, retards et atermoiements qui ont non seulement retardé le chantier de plusieurs années mais gravement compromis son aboutissement puisque dans l’intervalle tous les autres ponts avaient été reconstruits et la ligne budgétaire nationale définitivement close…

Il en fallait plus pour nous décourager et, avec Jean Pierre Allossery, nouveau Député de Thiennes, nous avons vigoureusement sollicité le Ministre de l’Intérieur, Manuel VALLS qui a fait droit à notre requête en nous allouant les crédits nécessaires à titre tout à fait exceptionnel.

Hommage soit donc rendu à tous ceux, Maires concernés en premier qui, depuis 67 ans, n’ont jamais renoncé à voir ce pont reconstruit et qui, par leur pugnacité et foi à toute épreuve, ont permis ce magnifique résultat et cette éclatante victoire contre l’inertie, l’autisme officiel et le découragement!

Réunion à l’Elysée

A la suite des décisions prises par le Gouvernement pour répondre, à juste titre, aux problèmes bretons et marseillais, nous avons été reçus, à notre demande par le Président de la République, François Hollande et le Secrétaire Général de l’Elysée afin de plaider pour un traitement équitable par la Communauté Nationale des dossiers d’avenir du Pas-de-Calais et de la Région.

Sans vouloir opposer une région à une autre, ce qui est contraire à notre conception de l’indivisibilité de la Nation, il nous a semblé que, par simple comparaison, nos indicateurs départementaux et régionaux nous autorisaient à rappeler avec force au garant de l’égalité républicaine que nos territoires souffrent tout autant et souvent depuis plus longtemps que beaucoup d’autres et ont un urgent besoin, pour rebondir, de davantage de solidarité concrète.

Voilà pourquoi, après avoir rappelé ces principes et cette réalité vécue quotidiennement par les populations qui nous ont mandatés, nous avons insisté sur quelques dossiers majeurs devant, à nos yeux et sans plus attendre, être vigoureusement accompagnés et accélérés par l’Etat régulateur.

Il s’agit des moyens de communication de tous ordres et de l’inter-modalité, au premier rang desquels nous plaçons le CANAL SEINE NORD et des cadencements de TER plus nombreux et diversifiés.

C’est aussi le renforcement de notre vocation industrielle et portuaire, avec le projet Calais port 2015, et à travers les champions nationaux et mondiaux qui irriguent notre territoire et attendent des gestes significatifs de l’Etat pour le rester, à l’instar d’Arc International, leader de la verrerie de table, ou encore la Continentale Nutrition à Boulogne-sur-mer, premier centre européen de transformation des produits de la mer.

C’est encore le volet de l’habitat dégradé et insalubre qui réclame une remise à niveau de grande ampleur dans tous les territoires, qu’il s’agisse du Bassin Minier, de certains Bourgs-Centres, ou de villes en grand besoin.

C’est encore la nécessaire prise en compte par le pouvoir central de la particularité duale du Pas-de-Calais, à la fois département de tradition industrielle et agricole, sans grande métropole dominatrice, mais fort d’une ruralité vivante inscrite dans ses quelque 700 villages et villes moyennes.

C’est enfin une ardente obligation de justice sociale, de sécurité publique et de meilleure prise en charge sanitaire qui nous a conduits à réclamer en direction du Nord-Pas-de-Calais un plan global de rattrapage intégrant la problématique amiante.

Nous avons reçu une écoute attentive du Président de la République et l’assurance que nos demandes feraient l’objet d’un traitement sérieux et suivi par le Gouvernement et les Ministres concernés dont nous avons d’ailleurs souligné l’implication.

Et, tout en insistant sur notre attachement viscéral à la Nation et à notre Pacte Républicain, nous avons fermement rappelé que le calme, la patience et le refus de toute violence qui caractérisent depuis toujours nos populations ne devaient en aucun cas conduire nos décideurs nationaux à ignorer ni oublier leurs souffrances, leurs attentes et leurs besoins.

Michel LEFAIT, Serge JANQUIN, Guy DELCOURT, Jacqueline MAQUET, Thérèse GUILBERT, Brigitte BOURGUIGNON, Philippe KEMEL, Yann CAPET, Jean-Jacques COTTEL, Nicolas BAYS, DEPUTES DU PAS DE CALAIS